Dans le cadre de la campagne mondiale des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre, le projet Karangue, mis en œuvre par l’ONG La Lumière, intensifie ses actions de sensibilisation contre les violences numériques, un phénomène en forte progression au Sénégal, notamment dans les régions de Tambacounda et Kédougou.
Face à l’ampleur préoccupante des violences basées sur le genre à travers Internet — cyberharcèlement, diffusion non consentie d’images, menaces, usurpation d’identité ou encore chantage numérique — le projet Karangue multiplie les activités de proximité pour informer, prévenir et protéger les jeunes, particulièrement les filles et les femmes, souvent premières victimes.
Des sessions d’échanges, des causeries éducatives et des séances de renforcement de capacités sont organisées dans les deux régions, avec l’appui des autorités locales, des organisations communautaires et des acteurs de la protection.
Interrogées par Moussa Oumar GUEYE, Aïssatou Fall et Fatou Niang Faye, membres actives du projet, ont rappelé l’urgence d’agir :
- – Elles soulignent la banalisation dangereuse des violences numériques et le manque de connaissance des victimes sur les recours juridiques disponibles.
- – Elles insistent également sur la nécessité de développer une cyberculture responsable et de renforcer la vigilance des jeunes face aux risques en ligne.
- – Enfin, elles appellent à une mobilisation collective, impliquant familles, écoles, leaders communautaires et plateformes numériques, pour enrayer ce phénomène.
À travers Karangue, l’ONG La Lumière confirme son engagement à protéger les droits des femmes et des filles, et à faire de l’espace numérique un lieu sûr, inclusif et respectueux pour toutes et tous.
