SUNUGOX.INFO

Search
Close this search box.

1er mai : Thierno Bocoum dénonce la précarité des travailleurs et appelle à une politique sociale courageuse !

À l’occasion de la fête internationale du Travail, Thierno Bocoum, président du mouvement AGIR, a livré une déclaration sans concession sur la situation des travailleurs sénégalais. Dans un ton grave et engagé, l’ancien député a tiré la sonnette d’alarme sur la précarité persistante, les bas salaires, la pression fiscale et l’absence de perspectives réelles pour les couches laborieuses du pays.

« Les travailleurs sénégalais ont perdu le sourire », affirme-t-il en ouverture, avant de dresser un tableau sombre d’une réalité marquée par l’instabilité de l’emploi, la faiblesse des revenus, et l’effritement des solidarités traditionnelles. Selon lui, même ceux qui disposent d’un emploi stable doivent souvent soutenir plusieurs membres de leur famille, sans pour autant vivre dans des conditions décentes.

Thierno Bocoum dénonce ce qu’il qualifie de « mesures cosmétiques » prises en faveur du monde du travail, et appelle à une politique sociale « fondée sur le respect, la justice et la dignité ». Il estime que le gouvernement n’a pas besoin d’attendre la finalisation de la « Nouvelle Politique nationale de l’Emploi » pour constater que les conditions actuelles ne favorisent ni la création d’emplois, ni le développement économique du pays.

Dans sa déclaration, le président d’AGIR pointe particulièrement du doigt la situation du secteur des BTP, qui emploie entre 500 000 et 600 000 personnes mais se trouve, selon lui, « asphyxié » par une dette intérieure de plus de 300 milliards de FCFA. Il alerte sur les conséquences de cette situation : entreprises fragilisées, investissements suspendus, embauches gelées et risque de faillites en cascade.

« Le processus d’apurement est largement insuffisant. Les montants débloqués sont dérisoires et la dette continue de se reconstituer », regrette-t-il, appelant à des mécanismes durables et structurants.

Autre point de tension soulevé : la fermeture de nombreuses entreprises de presse, la pression fiscale jugée excessive, et le non-paiement de la dette intérieure due aux PME et entreprises sénégalaises. Pour Thierno Bocoum, ces facteurs sont autant de freins à l’émergence économique et à la stabilité sociale du pays.

L’homme politique met en garde contre l’instrumentalisation de l’emploi à des fins politiques. « Lorsqu’il est attribué ou supprimé pour servir des intérêts partisans, cela alourdit un passif social et économique que nul peuple ne pourra indéfiniment supporter », a-t-il déclaré.

Pour finir, Thierno Bocoum appelle à une prise de conscience et à une action immédiate. « Il est temps de redonner le sourire à ceux qui portent ce pays à bout de bras, chaque jour, en silence. »

Partager