Ils sont souvent oubliés, parfois invisibles. Les enfants vivant avec l’autisme, la trisomie 21 ou une infirmité motrice cérébrale (IMC) continuent de subir la stigmatisation, l’exclusion et le silence de certaines familles par peur du regard social. Pour briser ces murs de préjugés, l’Association Enfant Soleil Monde a organisé ce samedi 12 juillet 2025 à Dakar, la première édition de son congrès national, réunissant une pluralité d’acteurs engagés pour le respect des droits de l’enfant.

Cet événement inédit a rassemblé des enfants porteurs de handicap, leurs familles, des éducateurs spécialisés, des experts en protection de l’enfance, des associations et des représentants des autorités publiques. L’objectif était clair : porter ensemble un plaidoyer structuré pour une société plus inclusive et bienveillante à l’égard des enfants en situation de vulnérabilité. Dès l’ouverture, les témoignages poignants et les échanges riches ont mis en lumière les réalités du terrain : l’accès difficile aux soins, le manque d’accompagnement éducatif adapté, les coûts prohibitifs des thérapies et, surtout, l’isolement social des familles laissées à elles-mêmes. “Ce ne sont pas les enfants qui sont handicapés, c’est la société qui les handicape en refusant de s’adapter”, a martelé Madame Maguette Mbodji Diallo, présidente de l’antenne régionale de Kaolack de l’association Enfant Soleil Monde.

À l’issue des travaux, les participants ont adopté un manifeste fort, adressé aux autorités étatiques, aux collectivités locales, aux institutions internationales et à la société civile. Le document appelle à :
– La mise en œuvre de politiques publiques inclusives, notamment dans les zones rurales et périphériques ;
– Le renforcement du système éducatif pour intégrer les enfants avec des besoins spécifiques ;
– La sensibilisation continue contre la stigmatisation et les violences (verbales, physiques, psychologiques) ;
– L’appui aux familles à travers des dispositifs d’accompagnement social et sanitaire.
Dans un discours vibrant, Madame Maguette Mbodji Diallo a rappelé l’essence même du combat porté par son association : “Chaque enfant est un soleil. Il mérite d’être protégé et aidé à briller, quelle que soit son origine ou sa condition.” Elle a clôturé le congrès par un appel à la responsabilité collective : “Nos enfants sont l’espoir du monde. Nous avons le devoir moral, social et politique de leur offrir les moyens de s’épanouir. L’avenir de nos sociétés dépend de notre capacité à inclure tous les enfants.” À travers ce congrès, “L’Enfant Soleil Monde” ne se contente pas d’alerter — elle propose une action structurée, un cadre d’engagement, et un espoir pour des milliers de familles.
