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1ere Phase Programme Regard/Sénégal :  Enda Ecopop présente ses résultats et se projette ! 

Dans le cadre de la première phase du Programme Regard, Enda Ecopop, a  fait face à la presse ce vendredi. Un point de presse est  consacré à la présentation des résultats et des éléments de plaidoyer du projet REGARD-Sénégal.


Selon Abdoulaye Cissé , le directeur exécutif de Enda Ecopop ,  » Ce programme mis en œuvre depuis deux ans par Enda ECOPOP, en partenariat avec la Fondation Hewlett, le projet REGARD-Sénégal vise à améliorer la gouvernance inclusive territoriale durable en renforçant la participation et l’engagement citoyen. Durant ces deux ans il y a 2400 acteurs qui travaillent dans le domaine minier, mais aussi au moins plus de 130 acteurs qui ont été directement formés par rapport aux enjeux sur le leadership local, sur le plaidoyer, sur le budget participatif, parce qu’on est conscient qu’aujourd’hui si on veut travailler pour assurer la gouvernance, il fallait impliquer toutes les parties prenantes sur notamment le cycle budgétaire parce que c’est dans le budget des collectivités locales que tout se passe. » 

A l’en croire, « c’était important de développer les actions de participation mais aussi les actions de redevabilité pour permettre aussi aux collectivités territoriales d’apprendre à rendre compte sur les ressources qui sont mobilisées pour assurer la satisfaction des besoins des populations », a – t- il soutenu.  Dans la mise en œuvre de ce programme trois régions du sud du pays ont été cibles.  » On avait fait le pari avec la fondation qui travaille avec  nous parce qu’on avait constaté que les trois régions, c’était des régions paradoxales. C’était des régions où il y avait énormément de ressources minières, de ressources foncières, etc. Mais paradoxalement aussi, ces trois régions faisaient partie des régions les plus pauvres du Sénégal , où il y avait beaucoup de difficultés avec les jeunes au niveau de la migration, avec les personnes handicapées, les femmes qui n’étaient pas impliquées dans le processus de gouvernance locale. Donc on a fait le pari de démarrer là-bas au moins l’expérimentation de façon concrète et après notre ambition aussi est d’aller à la mise à l’échelle et aller à l’assaut du Sénégal », déclare- t- il . 

Le projet tourne autour d’environ 400 000 $( 200 millions de FCFA)  avec un financement de la Fondation et une contribution aussi d’Enda . »  On s’était dit trois régions pour  deux ans ce n’était pas beaucoup.Mais parce qu’au-delà de ces régions-là aujourd’hui la problématique de la redevabilité et de la bonne  gouvernance se passent aussi dans les autres régions minières comme la région de Thies, la région de Saint-Louis, la région de Matam où aussi les problèmes liés à la gestion des ressources se passent de façon très exigeante. On  a fait des actions, mais on a voulu peut-être toucher le maximum de collectivités territoriales, toucher le maximum d’acteurs en termes de renforcement.

Je me souviens, à peine on a démarré la session, qu’on a eu même d’autres demandes de collectivités. C’était dure dans la sélection des 6 premières collectivités qui faisaient partie parce que tout le monde voulait participer  pour apprendre parce que c’était un projet d’expérimentation mais d’apprentissage sur la RSE et la gouvernance. Nous aurons voulu avoir plus de ressources bien sûr pour faire maximiser les sessions de renforcement de capacité, les sessions de dialogue entre les collectivités et les citoyens. Malheureusement, on n’avait pas assez de ressources pour nous permettre de toucher le maximum de collectivités et de citoyens », a déclaré M. Ciseé .  

Pour la prochaine phase, Enda Ecopop compte travailler  sur des constats et des recommandations essentielles, au moins deux constats sur la RSE, sur lesquels, le directeur Exécutif,  dira   , » on a eu à échanger avec les autorités, les citoyens. Aujourd’hui, c’est un bon mécanisme pour assurer le financement du développement local, mais on a remarqué que le fait que ce soit pas très contraignant en termes de mobilisation des ressources pour les entreprises ne fait que les entreprises l’utilisent par rapport à leur bon vouloir. Nous voulons, nous avons et nous proposons une loi aujourd’hui qui permet de mieux encadrer la RSE. Nous proposons aussi pour ce pour être dans la dynamique aussi de l’État, qu’il y ait une concertation sur ce mécanisme-là pour permettre à ce que les cadres ou bien tous les acteurs, les partenaires qui travaillent autour de ça puissent se retrouver et espérer avoir un dialogue fructueux parce que c’est ça aussi qui permet de bénéficier de ce mécanisme-là pour assurer le développement ou le financement de nos collectivités. L’autre aspect aussi, c’est sur la gouvernance, la gouvernance inclusive. Nous avons remarqué qu’au niveau de la participation, il y a de belles avancées par rapport aux collectivités et à la participation au niveau de l’espace civique des citoyens. Par contre, ce qui avait manqué, c’est la redevabilité, c’est-à-dire cette culture de rendre compte. Nous voulons aujourd’hui que les collectivités qui reçoivent les ressources venant des entreprises, venant de l’Etat, comprennent aujourd’hui qu’il y a plus d’exigences au niveau des citoyens pour que les ressources qui sont mises à la disposition soient aussi bien utilisées », s’est – il – confié.

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