
Se dévêtir pour protester ou le culte de l’hérésie ?
Certaines féministes du Sénégal, pays de foi et de valeurs, ont émis l’idée de marcher nues ce 31 décembre pour, disent-elles, se dresser contre les viols perpétrés sur les femmes.
Certes, le combat pour le respect de la dignité de la femme est salutaire. Toutefois, il urge d’éduquer et de moraliser notre société afin d’éradiquer ces abus et violences.
La femme sénégalaise doit comprendre son statut et orienter sa lutte vers des actions humainement et culturellement admises. Une femme qui a une dignité à préserver, une réputation à soigner ne doit sous aucun prétexte s’inscrire dans le sillage de l’idéologie occidentale, qui débarrassée des stéréotypes, entend libérer la femme en passant par l’exposition de son corps.
Le Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir considéré par son préfacier comme « la Bible du féminisme » ne saurait servir de viatique à la femme dont le comportement est légiféré par
son Seigneur.

En effet, la femme doit conserver sa pudeur et sa dignité. Elle doit agir conformément à son rôle de « mère de l’humanité « qui l’éloigne de toute turpitude. Et à ce titre, elle doit cacher sa nudité et se vêtir comme le lui recommande Son Créateur Allah (Exalté soit-il). Les Sourates « Les Coalisés » ainsi que « La Lumière » évoquent avec clarté l’habillement de la femme.
Cette femme, consciente de sa responsabilité dans le processus de restauration des valeurs, ne saurait être l’instrument d’une idéologie dont l’objectif inavoué est de détruire les
fondamentaux de l’islam en passant par l’exposition du corps féminin.
Cette hérésie, symbole même de déchéance et de dégradation de la femme, ne peut être soutenue dans un pays où le combat pour régenter les mœurs est plus que d’actualité.
L’exposition du corps de la femme, comme support discursif, est source de désordre et de déséquilibre moral et social car la femme est sacrée.
Le combat pour la défense et la protection de la gent féminine ne devrait nullement servir de prétexte pour s’attaquer à des normes sociétales, culturelles voire religieuses.
Il demeure évident que la femme ne trouvera son salut qu’en se conformant aux recommandations de son noble créateur. Elle doit être consciente de la place ô combien importante à laquelle son Seigneur l’a hissée.

Aujourd’hui, cette créature sacrée veut descendre à son plus bas niveau en initiant des formes de lutte qui la dévalorisent à outrance.
Il faut savoir raison garder, analyser et penser aux répercussions que pourraient avoir de tels actes avant de s’ériger en femmes révoltées.
Bineta Dabo, professeure de Lettres Modernes au lycée Ahmadou Ndack Seck de Thiès.
