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Grossesses Précoces au milieu scolaire : la Région de Fatick enregistre une forte hausse . 

La région de Fatick  est la localité où l’on enregistre la plus grande proportion de grossesses précoces », indique le Rapport GEEP 2024. Selon ce rapport Fatick occupe la  première place, la région de  Ziguinchor , la  deuxième  place et sedhiou est classée troisième. 

Une tendance qui change car le Fonds des nations unies pour la population (FNUAP) dans son rapport de 2015, souligne que « la région de Sédhiou est la localité où l’enregistre la plus grande proportion de grossesses précoces (30 %). Les régions de Ziguinchor (19 %), Kolda (9 %), Matam (6 %), Thiès (6 %), Kédougou ( 5 %), Saint Louis (5 %) et Fatick (5 %) suivent ». Selon les nouvelles données publiées dans ce  nouveau rapport, 59,4% des cas de grossesse concernent les 16 et 18 ans contre 20.1% pour les 13 et 15 ans. En effet, si les académies de Dakar, Pikine Guédiawaye et Rufisque ne sont pas touchées par les grossesses de 12 à 15 ans, par contre les académies de Sédhiou, Ziguinchor et Fatick enregistrent de nombreux cas dans cette tranche d’âge. En 2024, 1202 cas de grossesses âgés entre 12 et 19 ans ont été recensés contre 1175 en 2023, soit une légère hausse. La répartition des cas de grossesse peut être analysée selon trois groupes:Le premier groupe concerne les académies: Fatick, Ziguinchor,Sédhiou,Tambacounda qui regroupent 46.34% des cas.Le deuxième groupe est formé par les académies de Thiès, Diourbel, Matam, Kolda et Kaolack qui comptent 39,18% des cas.

Le troisième groupe concerne les académies de Kédougou, Dakar, Pikine Guédiawaye et Rufisque, Kaffrine et Saint Louis qui forment 14,48% des cas.

Il faut également savoir que les filles traversent une phase transitoire qu’est l’adolescence, ce qui les rend vulnérables. Cette fragilité peut être liée aux effets pervers de l’internet rendant facile d’accès des contenus à caractère pornographique. Elles découvrent la sexualité sans y être préparé, car sujet tabou dans la famille. Il est à préciser, de même, que ces filles sont souvent victimes de pression de personnes qui profitent de leur vulnérabilité en adoptant des comportements irresponsables. Les mariages forcés ont aussi leur impact sur cette situation de grossesses en milieu scolaire.Les données de l’EDS 2023 ont révélé que 14 % des adolescentes ont déjà commencé leur vieprocréative. Parmi les jeunes femmes de 15–19 ans, 13 % ont déjà été enceintes, 10 % ont déjà eu, au moins, une naissance vivante ; 1% ont eu, au moins, une grossesse n’ayant pas abouti à la naissance d’un enfant vivant et 3 % sont actuellement enceintes de leur premier enfant  10 %d’entre elles ont eu au moins un enfant et 4 % sont enceintes du premier enfant.  Le pourcentage de femmes âgées de 15–19 ans qui ont déjà été enceintes augmente rapidement avec l’âge,  passant de 3 % à 15 ans à 28 % à 19 ans.  La proportion de jeunes femmes de 15–19 ans ayant déjà été enceintes est beaucoup plus élevée en milieu rural qu’en milieu urbain (18 % contre 7 %).

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