Dans le cadre de ses activités, le Ministère de L’Education nationale a abrité un atelier de restitution nationale . Cette rencontre avait pour objectif de partager, avec les acteurs du système éducatif sénégalais, les résultats d’une recherche menée sur l’attrition des enseignants, un phénomène préoccupant pour l’éducation au Sénégal.
Cette recherche a été financée et soutenue par le programme APPRENDRE de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF). Venue presider cet atelier,Aissatou Lena Sene , doyenne de l’inspection de l’éducation et de la Formation, est largement revenu sur l’importance de cette étude. » C’est la restitution d’une étude qui a été menée par les chercheurs de l’université Assane Seck de Ziguinchor et ceux de l’Ucad. Elle portait sur l’atriction des enseignants qui quitte l’enseignement très top pour des raisons qu’il fallait mettre en avant, documenté.Ces départs volontaires sont importants »,a – t- elle souligné. Le Sénégal se distingue par des investissements considérables en éducation:
En 2018, le ministère de l’Éducation nationale a reçu 14,3 % du budget total de l’État, soit environ 430,9 milliards de FCFA. En 2023, les dépenses publiques en éducation représentaient 22,5% du PIB. Cependant, malgré cet engagement financier, des défis persistent, notamment l’instabilité liée aux grèves, les mutations dans la fonction enseignante, et le phénomène croissant d’attrition des enseignants, qui fragilise la qualité de l’éducation. L’attrition des enseignants est identifiée comme un défi majeur pour la stabilité et l’efficacité du système éducatif. Ce phénomène a conduit à la mise en œuvre d’une recherche intitulée: » Problématique de l’attrition des enseignants du primaire, du moyen et du secondaire au Sénégal : quelle est la place de la formation initiale et continue dans les stratégies de remédiation ? Selon Cheikh Faye , de l’université Assane seck de Ziguinchor , » C’est nous qui avons conduite l’étude avec des collègue de l’Ucad, du Ministère de l’Education Nationale.Au cours de cette étude nous avons constaté qu’il y a pas de facteur , origine des départs des enseignants. On a constaté que globalement des facteurs comme le salaire relativement bas, le manque de développement personnel. Au delà de ses facteurs il y en a d’autres qui sont très importants et grâce à cette étude des recommandations seront émises pour endiguer cette problématique.Cette publication qui est une note d’orientation produite dans le cadre du Programme APPRENDRE mis en œuvre depuis 2019 par l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) et financé par l’Agence Française de Développement (AFD), a déjà profondément changé le visage de l’encadrement pédagogique dans 25 pays partenaires. À l’occasion du Sommet de la Francophonie, les deux institutions ont signé un nouvel accord de partenariat ainsi qu’une convention de financement du programme APPRENDRE. Les activités se poursuivront ainsi jusqu’en 2028, avec un financement de 7 millions d’euros qui se concentreront sur cinq pays africains : le Cameroun, la Côte d’Ivoire, Madagascar, la République démocratique du Congo et le Sénégal », a – t- il souligné. Lors des échanges plusieurs recommandations ont été mises en avant pour résorber le gap d’enseignants causé par l »attrition des enseignants dans le système éducatif.
