
Au Tribunal de Grande Instance de Ziguinchor, il n’y a que deux cabinets d’instruction et il n’y a qu’un qui semble « fonctionner » , l’autre est totalement à l’arrêt puisqu’il n’y a même pas de juge. S’agissant du premier cabinet, il n’a pas encore son juge mais il y a un juge délégué qui gère les affaires courantes : inculpation et placement sous mandat de dépôt ou statuer sur les demandes de mise en liberté provisoire. Il n’instruit pas les dossiers. C’est le constat alarmant fait par vision citoyenne.

Résultat des courses : les dossiers sont bloqués, alors que le volume de contentieux pénal est énorme avec des affaires d’assassinat et de meurtre qui ne se comptent pas au bout des doigts. Et ce déficit dure depuis longtemps. Face à la presse ce jeudi , le mouvement Vision citoyenne a remis sur la table ce problème qui dure depuis des mois. Selon le porte dudit mouvement, » Le ministre de justice doit rendre justice à Ziguinchor en envoyant au mois trois juges d’instruction pour désengorger la Maison d’arret et de correction », a – t- il soutenu.

Selon certaines informations relayée par la presse nationale , au Tribunal de Grande Instance, il n’y a que 5 juges du siège, le président et 4 juges. A la Cour d’appel, à part le Premier président, il n’y a que trois magistrats. Les deux, alternativement, siègent à l’audience correctionnelle, civile et commerciale ou sociale. Ils permutent en tant que président, selon l’audience. L’un peut aussi faire office de juge de mise en état. Et il arrive souvent qu’un magistrat soit absent. Et dans ces conditions, ils sont obligés de le remplacer par un magistrat du TGI. L’autre est envoyé en qualité de juge de la Chambre d’accusation. C’est dire qu’il y a vraiment urgence à affecter des magistrats à Ziguinchor. Une situation qui impacte négativement sur la durée d’incarcération de plusieurs personnes qui sont dans les liens de la détention et ce qui accroît le nombre de détenus au sein de cette maison d’arrêt et de correction.
