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Kedougou/Environnement : L’association ICPFG organise sa deuxième édition du festival « kedougou River »

L’association initiative citoyenne pour la protection du fleuve gambie (ICPFG) vient de lancer la deuxième edition du festival « kedougou River » ce samedi 1er février 2025. Cette activité s’inscrit dans le cadre de la préservation du fleuve gambie à travers ses berges et intensifier la sensibilisation des communautés afin de travailler en synergie avec ICPFG pour la protection du fleuve. 

Cette écorégion particulière de mangroves s’étend sur une grande partie de la côte ouest-africaine qui soutient également la pêche commerciale et la culture du riz, du mil et d’autres cultures.

Le président de l’association Seydou Bâ a rappelé l’importance de cette eau vitale, les objectifs  de ICPFG et les défis majeurs. Selon lui  « l’objectif de ce festival est d’amener les populations à changer de comportement vis à vis du fleuve Gambie, mais aussi conscientiser les autorités sur la nécessité de protéger et valoriser ce bijoux important et qui permet à la population locale de s’approvisionner en eau potable »

Toujours selon lui, le fleuve Gambie est beaucoup exposé aux risques et danger de la pollution provoqué par les activités minières qui ont fini d’atteindre une proportion assez inquiétante. S. Ba d’ajouter «  que nous voulons que le fleuve Gambie évite de subir les mêmes agressions exercé sur la falémé aujourd’hui gravement affecté par l’exploitation minière. »

Il s’agit de sensibiliser, à travers cette conférence scientifique, l’ensemble des acteurs, notamment les autorités, les populations locales et partenaires à s’unir autour d’une synergie d’action pour faire face aux exploitations minières autour du fleuve, de veiller à sa protection afin d’offrir une vie meilleure aux populations locales. 

Le coordinateur général du Forum civil et parrain de cette deuxième édition Birahim Seck, qui a usé de ses moyens et de son temps pour que cette activité soit couronné de succès, a rappelé que le président de la République a récemment ordonné une évaluation nationale des impacts environnementaux, sociaux et économiques de l’exploitation minière. « C’est une avancée significative. Le gouvernement doit désormais identifier les véritables acteurs sur le terrain, que ce soit à Kédougou, Matam, Saraya ou ailleurs »

Droit dans ses bottes, il souligne que le chef de l’État a également demandé un bilan sur le Fonds d’Appui au Développement Local, une revendication de longue date du Forum Civil. Mais pour Birahim Seck, cela ne suffit pas : « Il faut aller plus loin. Le gouvernement doit aussi faire le point sur le fonds de réhabilitation des sites miniers, le fonds de péréquation des collectivités territoriales et le fonds d’appui au secteur minier. Ces ressources doivent bénéficier aux populations locales qui subissent les conséquences de l’exploitation minière. »

Le festival Kédougou River ne se limite pas à des actions symboliques, mais s’inscrit aussi dans une dynamique de changement durable, en mobilisant les citoyens et en mettant la pression sur les décideurs. « Ce sont les populations de Kédougou qui détiennent le pouvoir de faire bouger les lignes. En s’unissant, elles peuvent protéger leur fleuve et exiger des comptes aux autorités » a-t-il martelé

Pape Dayo/Sunugox info

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