
Les enseignants syndicalistes, membres SAEMSS et CUSEMS ont tenu un point de presse pour dénoncer le retard constaté dans la mise en œuvre des accords souscrits par le Gouvernement du Sénégal, depuis février 2022. Selon leur communiqué, ce retard dans la mise en œuvre porte sur des points importants relatifs au statut, à la carrière, au plan de formation et à la rémunération des enseignants.
Revenant sur le passif social dans le secteur de l’éducation et de la formation, souligne le communiqué, « le G 2 condamne avec la dernière énergie la stratégie de saupoudrage qui a été utilisée par le Gouvernement en ce qui concerne la révision du statut des décisionnaires ». En effet, poursuivent les syndicalistes, « après avoir convié les syndicats à la rencontre du Comité de suivi des accords du 13 janvier 2025 et annoncé en grandes pompes l’initiation des projets de décrets n° 2006-392 du 27 avril 2006 et n° 74-347 du 12 avril 1974, pour reversement de certains décisionnaires dans les corps référenciés de fonctionnaires et la prise en compte de l’ancienneté civile, les autorités ont depuis lors opté de s’emmurer dans un mutisme total sur la question », regrette l’alliance Saemss – Cusems, dénonçant que pis encore, « malgré le dépôt de préavis des syndicats pour exiger le parachèvement du processus, l’apurement du passif de tous les accords signés et surtout l’examen des nouvelles questions, le Gouvernement n’a même daigné accuser réception desdites correspondantes encore moins convier les syndicats à une rencontre pour examiner les revendications conformément aux dispositions de la Loi 61-33 du 15 juin 1961 », a fait savoir l’alliance syndicale, indiquant que cette démarche inélégante et discourtoise adoptée dans le traitement des préavis témoigne à suffisance d’un manque de respect et de considérations vis-à-vis des organisations syndicales.
Ainsi, relève encore le communiqué, « nous tenons à rappeler que l’année scolaire est à mi-parcours et que le Gouvernement a l’obligation de veiller à son bon déroulement grâce à la mise en œuvre de stratégies efficaces et efficientes pour l’apurement des points inscrits dans les protocoles du 30 avril 2018 et du 26 février 2022 », a déclaré les signataires du communiqué, exigeant à cet effet, la convocation d’urgence du Comité de suivi pour une mise en œuvre effective des accords signés avec le Gouvernement ; le parachèvement de la digitalisation des actes et des procédures et un fonctionnement optimal du portaile-carrière du ministère de la Fonction publique ; la signature des projets de décrets n° 2006-392 du 27 avril 2006 et n° 74-347 du 12 avril 1974 pour le règlement définitif de la situation des décisionnaires ; le parachèvement de la correction du système de rémunération des personnels de l’éducation et de la formation grâce à l’équité salariale ; l’effectivité de la formation diplômante universelle pour tous les enseignants ; l’apurement des rappels des enseignants et l’arrêt de la surimposition ; l’apurement de tous les prêts au logement en instance ainsi que l’examen des nouvelles questions inscrites sur le préavis commun déposé par le SAEMSS et le CUSEMS.
