La Délégation générale à la protection sociale et à la solidarité nationale (DGPSN) a lancé officiellement les opérations de paiement des appuis financiers destinés aux ménages des villages qui sont de retour dans le sud du pays.

Selon Matar Séne, Dg de la Dgpsn, cette journée marque une étape importante dans l’agenda national de transformation Sénégal 2050. « La cérémonie qui nous réunit aujourd’hui intervient dans un contexte international et national marqué par une conjoncture économique très difficile qui n’épargne aucun pays, » a souligné Matar Séne, précisant que malgré cette situation difficile, « les autorités ont décidé d’accompagner le retour des personnes déplacées ici présentes, en allouant à chaque personne une subvention de 150000 f pour 666 ménages de la région de Ziguinchor soit un montant global de 99 millions 900 milles », a soutenu le directeur général de la Dgpsn.

Par ailleurs, poursuit t-il, « la Délégation générale à la protection sociale et à la solidarité nationale envisage d’intervenir très prochainement dans la région de Ziguinchor pour accompagner les ménages agricoles, éleveurs et de pêcheurs vulnérables dans le cadre du programme de résilience agricole afin de faciliter l’accès des ménages vulnérables aux intrants et aux petits matériels agricoles », a assuré M. Sene, ajoutant que cette cérémonie, « nous permet d’écrire ensemble une page pour le retour définitif de la paix et par là jetter les bases de l’émergence de la grande Casamance naturelle ».

Il a également indiqué aux déplacés que leur retour dans leurs villages respectifs est un droit absolu. C’est pourquoi, dit-il, « le gouvernement travaille d’arrache-pied pour mettre en place toutes les conditions nécessaires afin de faciliter un retour paisible ».
Le gouverneur de la région de Ziguinchor, Mor Tall Tine qui a présidé la cérémonie a affiché toute sa satisfaction de cette démarche de la Dgpsn qui s’inscrit dans la cadre du Plan Diomaye pour la Casamance. Par contre, assure le chef de l’exécutif, « j’ai pris note de la doléance soulevée par les populations déplacées qui soulignent qu’une localité abandonnée pendant de longues années laisse place à la nature et cette nature a besoin d’être aménagée pour faciliter le retour. « C’est la raison pour laquelle, nous insistons auprès du génie militaire et auprès d’autres partenaires pour que cet aspect ( réouverture des pistes d’accès à ces localités) soient bien prises en compte », a instruit le gouverneur.


