
Thiat, de Y’en a marre, a fustigé avec la dernière énergie la proposition du député Amadou du PASTEF d’une loi d’interprétation de la loi d’amnistie votée par la 14e législature, Lors d’une conférence de presse tenue à Dakar, les membres du collectif ont exigé son abrogation totale.
Selon le rappeur, « cette loi est plus dangereuse que le « quart bloquant » du président sénégalais Abdoulaye Wade », qui avait finalement renoncé à instaurer un seuil minimum de 25 % des voix pour élire un ticket présidentiel. Cette disposition figurait parmi les mesures les plus controversées de son projet de réforme constitutionnelle.
« Ce n’est ni du Jub, ni du Jubeul, encore moins du Jubënti », a dénoncé le rappeur, appelant à une mobilisation des forces vives pour s’opposer à cette interprétation.
Le mouvement dénonce notamment le caractère sélectif de la loi, qui, selon ses membres, profite à certains acteurs politiques tout en ignorant les victimes. « On ne peut pas tourner la page sans l’avoir lue », a déclaré Thiat. Ce dernier appelle à une mobilisation populaire, si nécessaire, pour faire pression sur les autorités.
« Y’en a marre » invite ainsi l’ensemble des organisations de la société civile, les syndicats et les citoyens à se joindre au combat contre ce qu’il qualifie de recul démocratique. Une série d’actions citoyennes serait en cours de préparation, selon les leaders du mouvement. Le mouvement Y’en a marre ne compte pas se contenter de dénoncer cette initiative. Il prévoit de descendre sur le terrain pour exiger l’abrogation totale de cette loi d’amnistie.
