
Thierno Bocoum, ancien député et président du mouvement AGIR, a vivement réagi à l’arrestation d’Abdou Nguer, estimant qu’elle illustre une dérive autoritaire du pouvoir en place. Dans un texte publié ce mercredi, il dénonce une “fébrilité” croissante du régime, qu’il accuse de ne plus tolérer la critique.
« Cette panique, teintée de revanche et d’intolérance, révèle une incompétence manifeste, incapable de tenir des promesses, même celles sans coût financier », écrit-il.
Thierno Bocoum dresse une liste de figures récemment interpellées, parmi lesquelles Bougane Gueye Dany, Abou Diallo, Bah Diakhaté, Moustapha Diakhaté, Oumar Sow, Ahmet Suzanne Camara, Ardo Gningue, Assane Diouf, s’inquiétant d’éventuelles nouvelles arrestations à venir.
L’ancien parlementaire s’interroge également sur ce qu’il qualifie de deux poids, deux mesures : « Comment justifier l’amnistie de ceux qui ont incendié des maisons et détruit des édifices publics, tout en emprisonnant ceux qui osent exprimer une opinion divergente ? »
Il conclut en appelant à une tolérance démocratique plus large et à la fin de la répression ciblée contre les voix dissidentes.
