
Une situation alarmante secoue la ville de Kaolack, plus précisément l’axe Médina Baye – Mbadakhoun, où des eaux usées en provenance des canalisations de l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS) ont envahi la voie publique, provoquant un tollé général parmi les habitants.
Une inondation hors saison qui inquiète !
Ce mardi matin, les riverains ont découvert avec consternation que les eaux usées ont submergé leur quartier, créant une marée stagnante, nauséabonde, et dangereuse. En dehors de la saison des pluies, cette situation met en lumière un dysfonctionnement manifeste du système d’assainissement dans une ville où l’urbanisation progresse sans encadrement adéquat.
« C’est invivable », lance Barham Kouta, gérant d’un service financier situé à proximité. « L’odeur est insupportable, et les risques d’accident sont permanents. » En effet, plusieurs collisions ont été signalées entre taxis, vélos-taxis et piétons, tous contraints de manœuvrer sur des itinéraires improvisés pour éviter les eaux contaminées.

Enfants exposés et économie paralysée !
Le spectacle est encore plus préoccupant lorsqu’on observe des enfants, souvent pieds nus, jouer dans ces eaux potentiellement porteuses de maladies. Pendant ce temps, les commerces et services locaux tournent au ralenti, étouffés par les conditions insalubres.
Pour Ousmane Tamsir Thiam, résident du quartier Thioffack, le mal est plus profond : « Ce que nous vivons n’est pas seulement une inondation. C’est le reflet d’une absence de vision urbanistique et d’un manque cruel de moyens techniques pour faire face aux réalités de notre époque. »

Un ultimatum lancé aux autorités !
Excédées par l’inaction, les populations des quartiers Thioffack, Médina Baye et Mbadakhoun interpellent les autorités municipales et nationales. Elles exigent une intervention urgente pour évacuer les eaux usées et réparer les installations défectueuses. À défaut, elles menacent de bloquer le trafic routier entre Médina Baye et Mbadakhoun dans les 48 heures.
Alors que la ville de Kaolack s’apprête à accueillir des événements religieux majeurs dans les mois à venir, la gestion de cette crise sanitaire et environnementale devient un test crucial pour les pouvoirs publics.
