
Malgré les campagnes de sensibilisation menées ces dernières années, la problématique de l’insalubrité persiste à Kaolack. Dans plusieurs quartiers de la commune, les ordures jonchent les rues, les dépotoirs sauvages se multiplient et les règles d’assainissement sont peu respectées, au détriment de l’environnement et de la santé publique.
Dans la ville de Mbossé Coumba Djiguène, le constat est alarmant. “Il n’est pas rare de voir des passants jeter des sachets plastiques, des bouteilles ou des restes de nourriture sur les trottoirs, voire dans les caniveaux, à côté même des poubelles”, témoigne Moustapha Diop, un immigré récemment rentré au pays.
Ce manque de civisme est encore plus visible dans certains quartiers périphériques. Là, les canaux d’évacuation sont complètement bouchés, entraînant des inondations récurrentes et favorisant la propagation de maladies. Une situation que déplore l’environnementaliste Hamat Kama, qui souligne les conséquences sanitaires de cette gestion défaillante des déchets.

Selon lui, ce comportement découle d’une double problématique : une faible éducation environnementale et une perte de confiance envers les autorités locales. “Pourquoi faire un effort si personne ne le fait ? Cette mentalité collective est un véritable frein”, explique-t-il.
Pour faire face à cette crise, des solutions existent : renforcer l’éducation citoyenne, améliorer les infrastructures de collecte des déchets et mettre en place des sanctions efficaces. Car, comme le rappelle Hamat Kama, “la propreté de nos rues dépend de la responsabilité de chacun”.
