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Paix en Casamance : la COSPAC appelle à une nouvelle approche !

Depuis plus de quatre décennies, la Casamance vit au rythme d’un conflit qui a profondément affecté les populations locales. Face à cette crise qui perdure, la Coordination sous-régionale des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Casamance (COSPAC) a tenu un symposium pour faire le point sur ses actions et proposer de nouvelles perspectives.

Henri Ndeki, coordinateur de la COSPAC, a expliqué les motivations de cette rencontre : « Cela fait maintenant 42 ans que le conflit en Casamance perdure. En tant que société civile, nous pensons qu’il est temps de changer de stratégie. Il faut aller vers une nouvelle approche basée sur le dialogue et la négociation entre l’État du Sénégal et les différentes factions du MFDC. »

Pour la COSPAC, la priorité est claire : faire taire les armes et tourner définitivement la page de la violence. « Assez de souffrances, d’exils, de familles brisées. Il est temps de penser à l’avenir, à un développement socio-économique et culturel stable pour la région », a souligné Henri Ndeki.

Le symposium a réuni des représentants de tous les horizons : chefs de village, délégués de quartier, jeunes, universitaires, religieux, leaders communautaires et gardiens des traditions. L’objectif : engager une réflexion collective sur les voies d’une paix durable. Henri Ndeki a particulièrement insisté sur le caractère fratricide du conflit : « Des frères s’affrontent. Dans les deux camps, on retrouve souvent des membres d’une même famille. Il est urgent que cela cesse. »

Il a également lancé un appel solennel aux factions du MFDC, notamment celles dirigées par César Atoute Badiate, Vieux-Henri, Adam Hassane ou encore Salif Sadio : « Nous les appelons à rejoindre la table des négociations. La solution ne peut être que politique. Même dans des zones en guerre comme l’Ukraine ou le Soudan, les négociations sont en cours. Pourquoi pas ici, en Casamance ? »

Enfin, Henri Ndeki a rappelé la nécessité de libérer les otages encore détenus et de respecter les traditions de paix : « Dans notre culture, le dépôt des armes, le Djakaï, est un acte sacré. Il est temps de revenir à ces valeurs. »

À travers ce symposium, la COSPAC réaffirme sa volonté d’être un acteur clé dans la recherche d’une paix définitive en Casamance, en appelant à l’unité, au dialogue et à la réconciliation nationale.

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