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Hépatite au Sénégal : Un combat inégal face à une maladie silencieuse !

Malgré les efforts notables de l’État sénégalais, l’hépatite virale continue de sévir dans l’ombre, causant chaque année de nombreuses victimes. Les malades, souvent diagnostiqués tardivement, se retrouvent dans l’impossibilité d’accéder à un traitement à cause de son coût élevé et de sa disponibilité limitée.

Le ténofovir, médicament essentiel dans le traitement de l’hépatite B, reste difficile d’accès. À Dakar, il n’est disponible que dans deux centres : l’Hôpital Principal et le Programme National de Lutte contre les Hépatites (PNLH). Sa vente a été retirée de plusieurs autres hôpitaux de référence comme Dantec, Fann et Abass Ndao, compliquant davantage la prise en charge des patients.

Pour Fatou Nguirane, présidente de l’association SAAFARA Hépatites Sénégal, du RALCH, et secrétaire générale de l’Alliance Afrique Francophone contre les Hépatites, la situation est critique :

« Il est impératif que le ténofovir soit disponible dans toutes les structures hospitalières, et pas seulement à Dakar. Chaque patient devrait pouvoir accéder au traitement dans sa propre région, sans avoir à se déplacer pour payer une boîte à 5 000 F CFA ou faire des examens comme la charge virale ou le Fibroscan. »

Elle insiste également sur le besoin en personnel spécialisé, notamment en gastro-entérologie et en infectiologie, ainsi qu’en formations pour les agents de santé, afin d’assurer un meilleur suivi des patients, qu’ils soient sous traitement ou seulement sous surveillance médicale.

Autre point important : le dépistage. Bien qu’il soit gratuit, il n’est pas systématique à l’arrivée du patient.

« Tous ceux qui sont nés avant l’an 2000 devraient être dépistés. On sait que de 1999 à 2005, la vaccination contre l’hépatite B n’était pas systématique à la naissance. Il faut également protéger les enfants de mères porteuses du virus. »

Des revendications claires qui porte sur :

  • Baisse du coût de la prise en charge.
  • Disponibilité du ténofovir, des examens de charge virale et Fibroscan dans toutes les régions.
  • Renforcement du dépistage systématique.
  • Collaboration étroite avec les acteurs communautaires pour une élimination efficace de la maladie.

L’espoir réside dans le renforcement du réseau existant pour améliorer l’accompagnement psychosocial des patients et faire de la prise en charge de l’hépatite une réalité pour tous.

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