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Nouvelle arrestation politique au Sénégal : le PIT dénonce une atteinte grave aux libertés !

Au lendemain du Dialogue national sur le système politique, le Parti de l’Indépendance et du Travail (PIT-Sénégal) tire la sonnette d’alarme face à ce qu’il considère comme une dérive autoritaire persistante. En cause : l’arrestation de Moustapha Diakhaté, accusé d’avoir simplement exprimé une opinion critique.

À peine le Dialogue national refermé, les tensions politiques semblent déjà reprendre le dessus. Moustapha Diakhaté, figure politique connue pour son franc-parler, a été interpellé pour avoir tenu des propos jugés critiques envers les dirigeants du pays. Selon le PIT-Sénégal, sa déclaration n’a rien d’illégal ni de diffamatoire : elle relèverait de l’exercice normal de la liberté d’expression.

« Il n’a ni insulté ni commis de forfait », précise le communiqué du parti, rappelant que M. Diakhaté s’est toujours exprimé librement, même à l’égard de ses anciens alliés politiques. Pour le PIT, cette arrestation s’inscrit dans une série d’atteintes répétées aux libertés fondamentales, en particulier contre les voix dissidentes.

L’affaire Diakhaté intervient alors qu’Abdou Nguer, une autre personnalité politique, est également détenu pour des motifs que le parti qualifie d’opaques. De manière plus large, le PIT dénonce une répression systématique visant journalistes, opposants et citoyens critiques, ainsi qu’un traitement à géométrie variable des dossiers judiciaires selon l’appartenance politique.

Le PIT situe ces événements dans un contexte social tendu : fêtes de Tabaski et de Pentecôte particulièrement difficiles, chômage endémique, départs d’entrepreneurs, crise économique généralisée et diplomatie en berne. Pour le parti, ces signaux devraient inciter les autorités à écouter davantage la société plutôt qu’à réprimer ses expressions.

Loin de l’esprit d’ouverture promis par le Dialogue national, le parti observe « le maintien de réflexes autoritaires » et une « persistance dans des voies sans issue ».

Le PIT-Sénégal formule trois demandes précises :

  • La libération immédiate et sans condition de Moustapha Diakhaté, Abdou Nguer et de toutes les personnes détenues pour des délits d’opinion ;
  • L’abrogation des dispositions liberticides du Code pénal ;
  • La cessation des intimidations contre journalistes, opposants et simples citoyens.

Enfin, le parti appelle toutes les forces progressistes, les organisations de défense des droits humains et les syndicats à se mobiliser pour défendre les libertés fondamentales. Pour le PIT, « aucun projet politique sérieux ne peut mériter le soutien populaire en brisant les plumes ou en étouffant les voix critiques ».

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