
La région de Kédougou, au sud-est du Sénégal, continue d’être un point chaud dans la lutte contre le trafic illicite de stupéfiants. La semaine dernière, les agents de la brigade régionale de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) ont procédé à une importante saisie dans le village de Baïtilaye Diakha. Un homme y a été arrêté en possession de plus de 1 100 comprimés psychotropes, 20 cornets de chanvre indien et plus de 1 200 paquets de cigarettes prohibées.

Selon l’OCRTIS, ces comprimés psychotropes, dont la consommation peut provoquer de graves troubles mentaux, représentent un danger majeur pour la santé publique. Leur circulation illicite alimente un trafic aux conséquences sanitaires et sociales inquiétantes dans la région.

Deux jours seulement après cette première opération, une autre intervention de l’OCRTIS a permis l’arrestation d’un couple sénégalo-guinéen à Karakhéna, toujours dans la région de Kédougou. Les agents ont mis la main sur plus de 130 comprimés psychotropes et cinq kilogrammes de produits pharmaceutiques composés d’antalgiques et d’anti-inflammatoires, également vendus sans autorisation.

Face à la recrudescence du trafic de drogues et de médicaments détournés de leur usage médical, les autorités ont annoncé le renforcement des opérations de sécurisation et de lutte contre le banditisme. L’ensemble des individus interpellés ont été déférés au parquet de Kédougou pour répondre de leurs actes.

Ce n’est pas la première fois que le village de Baïtilaye Diakha est cité dans une affaire de trafic. En janvier dernier, un couple sénégalo-malien y avait été arrêté en possession de 1 440 comprimés psychotropes et de 90 cornets de chanvre indien. Autant d’éléments qui montrent que cette zone reste un axe de transit et de vente très actif.
L’OCRTIS appelle à une vigilance accrue et à la collaboration des populations pour enrayer ce fléau qui menace la jeunesse et la stabilité de la région.
FILY CISSOKHO
