
Dans la nuit du 12 au 13 juillet, la sous-brigade d’hygiène de Saraya, dirigée par l’adjudant Niane, a mené une vaste opération de saupoudrage dans les localités de Saraya, Badioula, Bembou et Dalafing. L’objectif principal : réduire la densité des moustiques et des vecteurs de maladies telles que le paludisme, la dengue et le chikungunya.
« L’activité n’est pas financée par les collectivités locales, mais par l’État, via le gouverneur. C’est une activité régionale », a précisé l’adjudant Niane. Selon lui, le saupoudrage s’inscrit dans la lutte anti-vectorielle et constitue un outil important pour protéger la santé publique, notamment en cette période hivernale propice à la prolifération des moustiques.

Malgré l’importance de cette action, l’adjudant a tenu à souligner un manque de soutien local. « J’avais déjà établi mon plan d’action annuel et mon plan hivernal, transmis à toutes les mairies du département, mais jusqu’ici, aucune n’a répondu. Sans l’appui du gouverneur, nous serions impuissants face à la menace. Le paludisme est toujours présent, et les moustiques se multiplient. »
L’opération, qui a démarré à 23 heures et s’est achevée vers 3 heures du matin, est jugée cruciale pour la population locale, compte tenu des nombreux cas et décès enregistrés chaque année liés au paludisme.

L’adjudant Niane appelle à une mobilisation plus large, notamment l’implication des collectivités locales, afin d’étendre ce type d’intervention à d’autres zones du département.
