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Barthélémy Dias sonne l’alerte : “Le Sénégal n’a pas besoin d’un régime arrogant, mais d’un État de droit”

Dans un contexte politique déjà sous tension, Barthélémy Dias est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il considère comme des dérives autoritaires du régime dirigé par le Président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko. La sortie du président du mouvement Sénégal Biñu Bokk fait suite à une déclaration controversée attribuée à Ousmane Sonko, qui aurait qualifié une partie de la société civile de « fumiers ». Une sortie que Dias juge inadmissible et irrespectueuse, rappelant que cette société civile « a toujours été là, en première ligne », et mérite donc « respect et reconnaissance ».

Un Premier ministre sous le feu des critiques !

Sans le nommer explicitement, Barthélémy Dias cible clairement Ousmane Sonko, l’accusant de brouiller les rôles entre Premier ministre et Président de la République. « Il dit qu’on doit lui laisser le soin de gouverner… mais il ne gouverne pas, il est nommé », a-t-il asséné, soulignant que seul le Président de la République incarne la souveraineté populaire. Il met ainsi en garde contre les tentations populistes et les raccourcis institutionnels dangereux : « Un chef de parti n’est pas un chef d’État ».

Un appel à la défense de l’ordre républicain et de l’armée !

Barthélémy Dias s’est également exprimé en défense des institutions républicaines, notamment l’armée, qu’il estime indirectement mise en cause dans des propos récents du pouvoir. Il appelle à « la retenue » et « au respect de la hiérarchie républicaine », martelant que le Sénégal ne souffre pas d’un déficit d’autorité, mais d’un excès d’arrogance chez certains responsables.

La société civile et les prisonniers politiques au cœur de la riposte

Dias a aussi fustigé les atteintes à la liberté d’expression, évoquant une vingtaine de détenus politiques et citant des noms comme Assane Diouf, Abdou Nguer, Moustapha Diakhaté, Badara Gadiaga, Ablaye Ndiaye ou encore le journaliste Bachir Fofana. Pour lui, ces arrestations relèvent d’une volonté de museler la critique et de faire taire les voix dissidentes. Il a interpellé Reporters Sans Frontières (RSF) et appelé à une alerte internationale sur la répression des journalistes.

Vers une coalition de résistance nationale ?

Dans une posture de résistance affirmée, Barthélémy Dias annonce la création imminente d’une coalition large regroupant acteurs politiques, société civile, activistes et défenseurs des droits humains. Objectif : s’opposer aux penchants autoritaires du régime et défendre les libertés fondamentales. « Cette société civile n’est pas faite de fumiers. Elle est faite de patriotes, de militants des droits humains et de lanceurs d’alerte. Ils doivent être respectés, pas insultés. »

Il appelle ainsi à une mobilisation unifiée, pacifique mais ferme, pour restaurer la dignité du débat public et rappeler à tous que la démocratie sénégalaise ne saurait être confisquée.

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