
Le mouvement Vision Citoyenne, FRAPP France Dégage section Ziguinchor, l’Organisation nationale d’assistance juridique et judiciaire, ainsi que les familles des victimes des violences survenues entre 2021 et 2024 ont tenu, ce mercredi à Ziguinchor, un point de presse. Ils dénoncent la lenteur du traitement judiciaire des dossiers et exigent que justice soit rendue aux victimes et à leurs proches.
Lors de la rencontre, Cheikh Al Sy Makhtoum, coordonnateur de FRAPP Ziguinchor, a lu une déclaration au nom des organisations présentes. Dans son allocution, il a rappelé la gravité des événements de ces dernières années, évoquant un lourd bilan : « plus de 1 000 détenus politiques, 85 morts et plus de 500 blessés. Ces chiffres traduisent non seulement la gravité des violations, mais aussi l’urgence d’une justice véritable », a-t-il souligné.

Les organisations disent reconnaître les efforts de l’État en direction des familles endeuillées, mais estiment qu’ils restent insuffisants face aux attentes de justice. « Nous saluons les efforts fournis par l’État à l’endroit des familles des victimes. Toutefois, nous ne pouvons ignorer les profondes inquiétudes face aux lenteurs constatées dans le processus. Nous demandons, et nous insistons, pour que les victimes et leurs familles obtiennent justice », ont déclaré Cheikh Al Sy Makhtoum et ses camarades.
Le communiqué met également en garde contre le risque d’un climat d’impunité, susceptible d’encourager de nouvelles exactions. « Tant que la justice tarde, un sentiment d’impunité risque de s’installer, perpétuant ainsi les bavures et la répression des droits garantis par la Constitution », préviennent-ils.

Les signataires appellent à l’accélération des enquêtes, à la mise en lumière des responsabilités et à la sanction des coupables, afin de tourner cette page sombre de l’histoire récente dans le respect des principes de vérité, justice et réparation.
