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De la cellule au champ : repenser la prison par l’agriculture

Lors de l’examen du projet de loi portant sur l’accès à l’information, le Grade des Sceaux a annoncé la signature d’une convention entre le ministère de la Justice et celui de l’Agriculture pour la création de domaines agricoles dans les localités de Tamba, Bambey, Koutal et Nioro du Rip.
Le garde des Sceaux, Ousmane Diagne, a expliqué que ce projet s’inscrit dans la politique agricole carcérale, dont l’objectif est de promouvoir la réinsertion sociale et l’autonomie économique des personnes détenues.


Une PRISON AGRICOLE : de quoi il s’agit ?

Pour désengorger les prisons, il est possible de transférer des catégories de détenus, non pas dans des prisons construites comme celles qui existent aujourd’hui, mais plutôt dans les domaines agricoles communautaires. Il faut dire pour le relever que le PRODAC n’a jusque-là pas réussi à exploiter la totalité des superficies qui lui sont allouées. 4000 ha sont encore disponibles à Keur Momar Sarr, plus de 2000 à Sefa, 1000 à Itato, sans compter les dizaines de milliers d’ha encore non exploités. Rien qu’a SEFA, Keur Momar SARR et Itato, ce sont près de 10 000 ha qui sont disponibles avec déjà des infrastructures. Ces DAC pourraient être transformés en PRISON AGRICOLE.

 L’idée est de construire une prison dans un domaine agricole. Sur les superficies non exploitées par le PRODAC, le ministère de la justice pourrait construire des dortoirs, des logements pour agents pénitentiaires, une infirmerie, des espaces de jeux et de  loisirs… sur une superficie d’environ 100 ha. Le reste sera entièrement utilisé pour l’agriculture et l’élevage. Ce sera et surtout des lieux de rééducation. 4000 détenus près de la totalité de la population carcérale de Dakar, pourront y être transférés.
Pour l’agriculture, il sera confié à chaque détenu un hectare. On pourrait par exemple dédier le dac de KMS à l’arachide, ou un protocole sera signé avec la SONACOS. On y cultivera deux fois dans l’année sur au moins 4000 ha. Un pourcentage des recettes tirées de la vente de cette arachide, sera logé dans le compte du détenu, le reste sera utilisé par l’administration pour l’entretien des locaux et les primes aux gardes.
Parallèlement, d’autres spéculations y seront développées pour permettre à la prison d’être financièrement et alimentairement autosuffisant.
 Pour l’élevage avec surtout des moutons pour tendre au bout de deux ans vers l’autosuffisance en mouton de Tabaski, il sera confié aux 4000 détenus, 400 000 moutons, à raison de 100 par détenu. Des moutons qui seront engraissés et revendus pour la Tabaski. Ici aussi, un pourcentage des recettes tirées de la vente sera versé aux détenus.
Le même dispositif sera mis en place au bout de deux ans à Itato et dans trois ans à SEFA. Il faut dire qu’après avoir purgé sa peine le détenu aura la liberté de rester et ou de partir…

YAFATA

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