Les habitants du village de Kéniékéniébanding, dans la commune de Khossanto, font face à une grave pénurie d’eau, source vitale pour leur quotidien. Situé au bord du fleuve Falémé, le village ne peut pourtant pas utiliser son eau, jugée impropre à la consommation et aux besoins ménagers.

Le village disposait autrefois de trois pompes manuelles. Aujourd’hui, seule l’une d’entre elles, la plus ancienne, fonctionne encore. Mais pour en tirer quelques seaux, il faut pomper pendant plus de cinq minutes. Les deux autres, offertes par le conseil municipal, sont tombées en panne, dont l’une peu de temps après sa réception.
« Nous n’avons presque plus de point d’eau. Les femmes et l’ensemble des habitants vivent d’énormes difficultés. Nous lançons un appel aux autorités et aux bonnes volontés pour nous venir en aide », plaide Bintou Cissokho, présidente des femmes du village.

Contacté par téléphone, l’édile de Khossanto rappelle les efforts consentis par la municipalité : « Nous avons installé deux pompes à Kéniékéniébanding. Il faut savoir que l’eau n’est pas une compétence transférée. Lorsque la mairie met des pompes à disposition, il revient à la population de mettre en place un comité de gestion pour assurer l’entretien et procéder aux réparations en cas de panne. Nous ne pouvons pas rester à refaire les mêmes travaux. »
La panne est survenue à une période où l’accès au village est particulièrement difficile, compliquant davantage toute tentative de réparation et laissant les habitants dans une situation critique.
