
L’Agence Nationale de l’Aquaculture (ANA) joue un rôle clé dans le développement durable de la pisciculture au Sénégal, particulièrement dans la région de Ziguinchor. Christophe Bassène, technicien à l’ANA, souligne l’importance de ces initiatives face à la diminution mondiale des ressources halieutiques. « Nous avons déjà procédé à l’empoisonnement des étangs, une étape cruciale pour le tri et l’introduction des alevins dans notre station piscicole », déclare-t-il.

Cette opération, qui a nécessité l’introduction de 30 kilos d’albines, permettra de peupler les étangs avec environ 3 000 individus par étang. Bassène rappelle que l’aquaculture inclut divers volets tels que la pisciculture, la crevetticulture et l’océaniculture, ce qui est essentiel pour répondre à la demande croissante de poisson au Sénégal.

Aux côtés de Bassène, Fodé Mbadji, adjoint au Maire de la Commune de Niaguis, a coordonné l’événement majeur de l’empoisonnement, qui marque une nouvelle ère pour ces étangs aménagés depuis 2022 sous l’encadrement technique de l’ANA. Mbadji affirme que « ces actions sont réalisées grâce à notre partenariat avec Proval-CV, permettant ainsi de maximiser nos ressources halieutiques et stimuler l’économie locale .

L’engagement de l’ANA à soutenir techniquement les pêcheurs et à les orienter tout au long du processus de production est fondamental pour assurer le succès de ces projets. En fournissant des conseils allant de l’aménagement des étangs aux récoltes finales, l’ANA contribue à faire de l’aquaculture un pilier de l’économie régionale, renforçant ainsi la sécurité alimentaire au Sénégal.
