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Sénégal–FMI : où en sont réellement les discussions sur la dette ? Cheikh DIBA apporte des clarifications devant les députés

Depuis la révélation de la dette cachée, le Sénégal cherche à renouer avec une trajectoire budgétaire stable et à conclure un nouveau programme avec le Fonds monétaire international (FMI). Malgré l’annonce de négociations avancées, l’accord final tarde, ce qui suscite interrogations et pressions du côté des parlementaires.

Selon le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, l’un des points de blocage concerne les doutes du FMI sur la capacité du Sénégal à mobiliser chaque année près de 6000 milliards de FCFA, nécessaires pour couvrir les remboursements de capital, les besoins de trésorerie et les obligations courantes de l’État. « Le FMI pense que le Sénégal n’est pas en mesure d’assurer un financement annuel de 6000 milliards sur l’horizon retenu pour l’analyse de viabilité de la dette. Nous, nous estimons qu’il est possible de le faire. En 2025, les besoins étaient de 5700 milliards et nous les avons gérés de la manière la plus sereine », a expliqué Cheikh Diba.

Le Premier ministre Ousmane Sonko fait actuellement face aux députés de la 15e législature, avec 13 questions inscrites à l’ordre du jour, dont 11 portées par le groupe Pastef. Plusieurs parlementaires ont souligné la situation budgétaire délicate que traverse le pays : tensions sur les recettes, déficit, pression sur la dette, et inquiétudes sur la soutenabilité financière. Pour eux, il est essentiel que le gouvernement communique davantage pour rassurer les citoyens et donner une visibilité sur le plan de redressement.

Cheikh Diba : “Les discussions sont sereines et se déroulent dans un climat de confiance”

Prenant la parole pour répondre aux questions relatives à son département, le ministre des Finances s’est voulu rassurant : « Les discussions avec le FMI se passent très bien », a-t-il affirmé, rappelant qu’une note détaillée sur le plan de réformes et de gestion active de la dette a été transmise à l’institution de Bretton Woods. Il a également révélé que le gouvernement a procédé à un inventaire exhaustif de la dette, ce qui a permis de disposer de statistiques actualisées et fiables. « Nous avons aujourd’hui les chiffres exacts. Le FMI nous a accordé une dérogation qui lui permet de continuer à nous accompagner vers un nouveau programme. Les discussions avancent sereinement et dans un climat de confiance mutuelle », a précisé le ministre.

Malgré les appréhensions de certains députés, le gouvernement soutient que les blocages ne sont que techniques et que les fondamentaux du dialogue avec le FMI restent solides. Les autorités affirment qu’un compromis est proche, une fois intégrées les dernières clarifications demandées par l’institution.

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