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Cri d’alarme des lamineurs sénégalais : l’industrie du fer à béton au bord de la faillite

L’Union des lamineurs du Sénégal a tiré ce samedi 29 novembre un signal d’alarme particulièrement préoccupant sur l’avenir de l’industrie nationale du fer à béton. Face à une accumulation massive de stocks, à une flambée des coûts de production et à une concurrence jugée déloyale, les acteurs du secteur affirment que des milliers d’emplois sont aujourd’hui en sursis.

Lors d’une conférence de presse organisée à Dakar, le porte-parole de l’Union, Pierre Diouf, a dressé un tableau sombre de la situation. Selon lui, malgré une capacité de production locale qui « dépasse largement la demande nationale », les usines de transformation sont plongées dans une crise sans précédent.

Il explique que la reprise du secteur du BTP, après une longue période de ralentissement, n’a pas suffi à absorber les stocks de fer à béton déjà constitués. Pire encore, le marché serait « inondé par des importations massives de produits finis, souvent proposés à des prix défiant toute concurrence », mettant ainsi à genoux les producteurs nationaux.

À ces difficultés s’ajoutent les charges élevées de l’électricité et le coût global de la production, qui fragilisent davantage la compétitivité des lamineurs. « Si rien n’est fait, les conséquences seront dramatiques : des milliers d’emplois directs et indirects sont menacés de disparaître », a averti M. Diouf, appelant à une action urgente de l’État.

Les projections du secteur sont alarmantes : arrêts de production, faillites en chaîne, perte d’emplois, déstabilisation des PME partenaires… Les lamineurs redoutent un choc social et économique majeur qui compromettrait la souveraineté industrielle du pays.

Face à ce qu’ils qualifient de « dernière chance », l’Union des lamineurs du Sénégal sollicite une intervention rapide des plus hautes autorités, notamment du Président de la République et du Premier ministre Ousmane Sonko, afin d’obtenir une régulation stricte des importations et un soutien aux industries locales.

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