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JIPH 2025 -Kaolack : Le CLAPH réclame la mise en œuvre effective de la loi d’orientation sociale

À l’occasion de la Journée mondiale des personnes handicapées, célébrée ce mercredi 3 décembre 2025, le Collectif de Lutte pour l’Autonomisation des Personnes Handicapées (CLAPH), section Kaolack, s’est mobilisé pour exiger l’application intégrale de la loi d’orientation sociale. Arborant des brassards rouges, symbole de leur détermination, les membres du collectif ont remis un mémorandum au préfet de Kaolack, par l’intermédiaire de son représentant.

« Nous ne demandons pas, nous réclamons nos droits », a affirmé Fatou Konté, vice-présidente de l’Association des personnes handicapées de Kaolack, dénonçant le non-respect de plusieurs dispositions de la loi, pourtant adoptée depuis plusieurs années.

Dans leur mémorandum, le CLAPH souligne les difficultés persistantes : infrastructures inadaptées, accès limité à l’emploi, absence de prise en charge sociale adéquate et retards dans la délivrance des cartes d’égalité des chances. Selon le collectif, le blocage de certains textes d’application empêche la loi de produire ses effets, maintenant des milliers de personnes handicapées dans la précarité.

Aux côtés du CLAPH, l’organisation Jokoo Sénégal Deutschland a apporté son soutien. Aliou Marone, son manager général, a insisté sur l’importance d’une meilleure collaboration entre associations pour maximiser l’impact des actions. « La dispersion des initiatives limite les résultats. L’union est indispensable pour atteindre les objectifs liés à l’inclusion sociale », a-t-il déclaré.

Ousseynou Ndiaye, chef du service départemental de l’Action sociale de Kaolack, représentant le préfet empêché, a salué l’initiative et assuré que le mémorandum serait transmis « à qui de droit ». Il a rappelé l’engagement du gouvernement à améliorer les conditions de vie des personnes handicapées et souligné l’importance des contributions des associations.

Le CLAPH a indiqué que cette action n’était que le début d’un plaidoyer plus large pour maintenir la pression sur les autorités et rappeler l’urgence d’une justice sociale inclusive. Le collectif conclut avec un message clair : « Rien pour nous, sans nous ».

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