
La circulation routière a de nouveau plongé le transport transfrontalier dans le deuil. Un grave accident s’est produit ce mercredi 7 janvier 2026, aux alentours de 8h30, à Farafenni, en Gambie, impliquant un bus immatriculé AA-514-TB et un minicar de transport commun de type « Cheikhou Charifou », immatriculé AA-202-YG.
Le choc a fait sept morts, dont un policier sénégalais. Six victimes sont décédées sur le coup, tandis qu’une autre a succombé à ses blessures après son admission à l’hôpital régional de Farafenni. L’accident a également causé 14 blessés, parmi lesquels huit sont dans un état critique, selon les services de secours.
D’après les premières constatations, le minicar, en provenance de Ziguinchor, aurait tenté un dépassement imprudent dans un virage situé non loin du camp militaire de Farafenni. Cette manœuvre hasardeuse l’a placé directement sur la trajectoire du bus circulant en sens inverse.
La collision frontale a été d’une extrême violence. Sous l’impact, le minicar a été violemment projeté contre la barrière de sécurité métallique, tandis que le bus a quitté la chaussée avant de s’immobiliser en contrebas. Les autorités précisent que l’ensemble des victimes se trouvait à bord du minicar.

Un important dispositif de secours a été déployé aussitôt après le drame. Les forces de défense et de sécurité gambiens ont sécurisé le périmètre et assuré la protection des effets personnels des victimes. Les blessés ont été évacués vers l’hôpital de Farafenni, avant que cinq des cas les plus graves ne soient transférés vers Banjul pour une prise en charge spécialisée.
Côté sénégalais, l’alerte a été donnée par la police aux frontières de Keur Ayib. Les autorités administratives de la région de Kaolack suivent attentivement l’évolution de la situation, tandis que les sapeurs-pompiers de Nioro ont été mobilisés en appui aux équipes médicales.
Une enquête a été ouverte afin de déterminer les causes exactes de l’accident et d’établir les responsabilités. Ce nouveau drame remet une fois de plus en lumière les défis persistants de la sécurité routière sur l’axe stratégique de la Transgambienne, régulièrement emprunté par les transporteurs sénégalais et sous-régionaux.
