À Kaffrine, la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (COSYDEP) entend renforcer la gouvernance du système éducatif en s’attaquant à une problématique souvent sous-estimée : l’impact de l’état civil sur la qualité de l’éducation.

En annonçant la prochaine mise en place d’un observatoire local de la qualité de l’éducation, le directeur exécutif de la COSYDEP, Cheikh Mbow, a souligné la nécessité de disposer de données fiables et contextualisées pour mieux orienter les politiques éducatives. Cet outil ambitionne de documenter les obstacles liés à l’absence ou à l’irrégularité des actes d’état civil, qui compromettent l’accès à l’école, la continuité des parcours scolaires et la réussite des apprenants.
L’observatoire se veut également un instrument d’aide à la décision, capable de produire des analyses exploitables par les autorités éducatives, les collectivités territoriales et les organisations de la société civile. Il servira de cadre de réflexion et d’expérimentation pour proposer des solutions adaptées aux réalités locales, notamment en faveur des enfants issus des couches les plus vulnérables.
Cette annonce a été faite à l’issue d’une session de renforcement de capacités consacrée à l’égalité des genres et à l’inclusion sociale (GESI), organisée par la COSYDEP en collaboration avec les acteurs du système éducatif régional. Présente à la rencontre, la coordinatrice régionale de la COSYDEP à Kaffrine, Aissatou Sanou Gaye, a insisté sur l’importance d’une compréhension partagée de ces concepts pour garantir une éducation plus équitable et inclusive.
À travers cette démarche, la COSYDEP réaffirme son engagement à promouvoir une éducation de qualité fondée sur l’équité, l’inclusion et une meilleure prise en compte des déterminants sociaux, dont l’état civil constitue un maillon essentiel.

