La communauté mobilisée pour un environnement scolaire sûr et propice aux apprentissages

La commune de Kahène, située à l’extrême nord-est de la région de Tambacounda, dans le département de Koumpentoum, a abrité cette année le lancement officiel de la Semaine nationale de l’École de base. Une cérémonie marquée par une forte mobilisation communautaire et l’engagement résolu des autorités locales en faveur d’un cadre éducatif sécurisé et favorable aux apprentissages.
Le maire de Kahène, Mamady Thiam, a saisi cette occasion pour exposer les nombreux défis relevés par la commune afin d’améliorer l’environnement scolaire, tout en réaffirmant le rôle central de la communauté dans la réussite du système éducatif.

Une cérémonie empreinte de solennité et de fierté
Classes fraîchement rénovées, cour d’école impeccablement nettoyée, élèves et enseignants en tenue soignée, rangs bien alignés : tout était réuni pour donner à l’événement un cachet solennel. Le respect des couleurs nationales a ouvert la cérémonie, dans une ambiance de joie, de fierté et de responsabilité partagée.
Le maire, visiblement ému et nostalgique en tant qu’ancien directeur de la grande école Thierno Sakho de Koumpentoum, a rappelé que le thème retenu cette année — « Pour un environnement scolaire sûr et propice aux enseignements-apprentissages, la communauté s’engage » — n’est pas un simple slogan, mais un véritable appel à l’action collective.
Aux côtés du sous-préfet de Bamba Thialène et des acteurs de l’éducation, Mamady Thiam a insisté sur le fait que l’éducation est une œuvre commune, impliquant enseignants, élèves, parents d’élèves et l’ensemble de la communauté. « Si l’éducation était une musique, elle ne pourrait être harmonieuse que si chaque acteur joue pleinement sa partition », a-t-il imagé.

10 millions de francs CFA investis chaque année pour l’école
Le maire a annoncé que la municipalité consacre 10 millions de francs CFA par an à l’amélioration du cadre d’apprentissage, notamment à travers l’acquisition de fournitures scolaires et d’équipements pédagogiques au profit de toutes les écoles de la commune. Un effort salué par les parents d’élèves et les apprenants, tant son impact est perceptible sur les conditions d’enseignement.
Au-delà de cet appui matériel, la commune a également engagé des actions structurantes pour sécuriser les établissements scolaires. Des murs de clôture ont ainsi été érigés à Kanta, Kabba et Tiwaoune Niani, afin de protéger les enfants et de créer un environnement sain et apaisé, propice à l’apprentissage.

Des salles de classe construites et des enseignants recrutés
Dans plusieurs localités telles que Kaduma, Barrow, Médina Abdou, Missirah Thiarène et Dialatogui, des salles de classe ont été construites pour soulager la pression sur les infrastructures existantes et améliorer les performances scolaires.
Face à l’augmentation des effectifs et au déficit en personnel enseignant, aggravé par les départs massifs dans la région orientale, la municipalité de Kahène a également procédé au recrutement d’enseignants contractuels, renforçant ainsi les effectifs pédagogiques, à l’instar d’autres collectivités territoriales.

« Un acte, un nom, une identité »
Autre combat majeur de la commune : l’accès des élèves à l’état civil. En collaboration avec le tribunal d’instance de Koumpentoum, des audiences foraines sont régulièrement organisées afin de permettre aux élèves d’obtenir leurs actes de naissance.
« Un acte, un nom, une identité », a martelé le maire, soulignant que chaque enfant mérite d’être reconnu et valorisé par la société. Il a lancé un appel pressant aux parents pour la déclaration systématique des naissances, pilier fondamental du développement des territoires.
S’adressant enfin aux élèves, Mamady Thiam a réaffirmé l’engagement total de la commune à leur garantir un environnement scolaire sûr et propice aux enseignements-apprentissages, condition essentielle à leur réussite et à l’avenir de Kahène.
Pape Demba SIDIBE
