Le ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Cheikh Niang, a procédé ce jeudi 5 février 2026 au lancement officiel du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité. Un rendez-vous diplomatique majeur qui ambitionne de renforcer la réflexion africaine face aux défis contemporains de stabilité et de souveraineté.

Placée sous le thème « L’Afrique face aux défis de stabilité, d’intégration et de souveraineté : quelles solutions durables », cette rencontre vise à faire entendre la voix du continent dans la construction d’un ordre mondial plus juste, équilibré et durable. Le forum se donne pour objectif d’identifier les principales menaces pesant sur les États africains et de proposer des réponses concrètes et collectives.

Dans sa déclaration face à la presse, le ministre Cheikh Niang a souligné que ce forum marque un tournant décisif dans la volonté du Sénégal de pérenniser cette initiative et de consolider sa position en tant que hub diplomatique en Afrique. Il a rappelé que cette édition se tient dans un contexte mondial particulièrement instable, marqué par des crises géopolitiques, climatiques, sanitaires, financières et technologiques.

Selon le chef de la diplomatie sénégalaise, l’Afrique reste confrontée à des défis structurels persistants, aggravés par la prolifération des conflits internes et interétatiques, la montée du terrorisme et de l’extrémisme violent, la criminalité transnationale organisée, ainsi que les faiblesses des systèmes de gouvernance politique et économique.

Face à ces menaces, Cheikh Niang a plaidé pour une relecture globale de la notion de sécurité, fondée sur la prévention, la résilience et le développement intégré. Il a également insisté sur la nécessité de placer la souveraineté africaine au cœur des politiques publiques, entendue non seulement comme autonomie politique et territoriale, mais aussi comme capacité à faire des choix libres, éclairés et adaptés aux réalités du continent.

Les participants au forum échangeront notamment sur les réponses collectives aux menaces hybrides et transnationales, à travers une approche intégrée de la sécurité, englobant les dimensions militaire, humaine, environnementale et institutionnelle.
