Le Syndicat Autonome pour le Développement de l’Éducation et de la Formation (SADEF) a rendu public son sixième plan d’action, marquant une nouvelle étape dans sa lutte pour l’amélioration des conditions de travail des enseignants et la prise en charge de leurs revendications professionnelles. Dans un communiqué largement diffusé, l’organisation annonce une série de mouvements d’humeur prévus cette semaine.

Selon le calendrier établi, un débrayage est programmé le mercredi 18 février à partir de 10 heures, suivi d’une grève totale les jeudi 19 et vendredi 20 février. À travers cette mobilisation, le syndicat entend interpeller les autorités gouvernementales sur plusieurs points jugés prioritaires.
Statut et retraite au cœur des revendications
Au centre des exigences figure l’application effective des décrets n°2026-65 et n°2026-66 du 27 janvier 2026, relatifs au statut des enseignants décisionnaires. Le SADEF réclame également le relèvement de l’âge de départ à la retraite à 65 ans, ainsi que la revalorisation des pensions afin d’améliorer les conditions de vie des enseignants après leur carrière active.
Le syndicat demande en outre une meilleure prise en charge budgétaire des enseignants décisionnaires admis à la retraite. Il dénonce par ailleurs la surimposition appliquée aux rappels et aux salaires, appelant à sa suppression systématique.
Carrière et régularisation administrative
Sur le plan administratif, le SADEF insiste sur la publication des arrêtés d’admission définitive au CEAP et au CAP, considérée comme essentielle pour la régularisation de nombreux enseignants. La réouverture du concours de NI figure également parmi les revendications majeures.
L’organisation syndicale déplore les lenteurs et lourdeurs administratives qui, selon elle, freinent l’évolution professionnelle du personnel éducatif. Elle plaide enfin pour l’octroi d’indemnités aux EFA, estimant que ces acteurs jouent un rôle déterminant dans le système éducatif.
Un appel au dialogue
À travers ce sixième plan d’action, le SADEF affirme vouloir défendre « un syndicalisme autrement et mieux », tout en appelant les autorités à engager des discussions urgentes afin d’éviter une perturbation prolongée du calendrier scolaire.
Cette nouvelle mobilisation intervient dans un contexte où les questions liées au statut, à la carrière et à la protection sociale des enseignants demeurent au cœur des préoccupations du secteur éducatif.
