Les 25, 26 et 27 février 2026, une série de rencontres stratégiques s’est tenue entre le Gouvernement et le G7 des syndicats d’enseignants, sous la conduite du Ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du Service public (MFPRSP). Ces échanges s’inscrivent dans le cadre du plan d’actions du G7 et visent l’apaisement durable du climat social dans le secteur public de l’éducation et de la formation.

Un premier round technique centré sur les décrets et le passif social
La première réunion, organisée le 25 février, a été présidée par la Direction générale de la Fonction publique, en présence de représentants du Ministère de l’Éducation nationale, de la Direction des ressources humaines, de la Direction de la solde ainsi que du Comité du Dialogue social du secteur éducation/formation.
Deux principaux points ont structuré les discussions :
- Le recueil des attentes syndicales relatives aux décrets portant statut des décisionnaires ;
- L’examen du passif social issu des accords et protocoles antérieurs.
À l’issue des échanges, les parties ont convenu de formaliser les propositions syndicales dans un document consolidé et de mettre en place une commission ad hoc exclusivement dédiée à l’évaluation du passif des accords signés en 2014, 2018 et 2022.

Statut des décisionnaires : des avancées notables
La rencontre du 26 février a permis à la partie syndicale de transmettre officiellement ses attentes concernant l’application des deux décrets. Les discussions ont porté notamment sur :
- La typologie des décisionnaires concernés ;
- Le champ et les modalités d’application des textes ;
- La publication d’un communiqué explicatif ;
- L’harmonisation des cotisations sociales ;
- La finalisation de la révision du statut des décisionnaires ;
- La question du relèvement de l’âge de la retraite à 65 ans sur une base optionnelle ;
- La garantie de l’imputation budgétaire et la revalorisation de la pension à hauteur de 85 % du dernier salaire.
Concernant le passif social, les syndicats ont présenté un document détaillant les points d’accord et les engagements non soldés. Toutefois, face aux contraintes soulevées par le Gouvernement, la Direction générale de la Fonction publique a sollicité une suspension temporaire des travaux, en attendant un cadre d’examen plus approprié.

Habitat des enseignants : un dossier prioritaire
La réunion du 27 février, élargie au Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires (MUCTAT), a principalement porté sur la question du logement des enseignants.
La partie syndicale a exprimé ses préoccupations relatives au passif des accords liés à l’habitat, notamment :
- L’absence de rencontres antérieures avec le département en charge de l’Urbanisme ;
- Les difficultés liées à l’attribution de parcelles et de titres de propriété ;
- Les nouvelles demandes émanant d’organisations syndicales non encore bénéficiaires de sites à usage d’habitation.
En réponse, le ministre a annoncé la mise en place d’un comité dédié pour examiner et apurer l’ensemble des situations recensées. Cet engagement sera soutenu par l’instauration de rencontres mensuelles de suivi.
Par ailleurs, le MUCTAT a présenté un ambitieux programme national d’urbanisation intégrant des logements en location-vente à travers des écoquartiers. La première phase prévoit 200 unités dans la zone de la ZAC de Mbour 4.

Vers un climat social apaisé ?
Ces trois jours de concertation traduisent la volonté commune de consolider le dialogue social et de trouver des solutions structurantes aux préoccupations des enseignants. Si des divergences persistent, notamment sur l’évaluation du passif social, les engagements pris, en particulier sur le volet habitat, ouvrent la voie à une décrispation progressive du climat dans le secteur éducatif.
Le Gouvernement et le G7 ont ainsi posé les bases d’un mécanisme de suivi renforcé, condition essentielle à la restauration de la confiance et à la stabilité du service public de l’éducation.

