En plein mois de Ramadan, temps de spiritualité et de partage, l’Hôpital Elhadji Ibrahim Niass de Kaolack a été le théâtre d’un élan de solidarité porté par l’Association Saloum Rapatak. Fidèle à sa vocation sociale, l’organisation a choisi de se rapprocher des malades et de leurs familles pour leur apporter soutien et réconfort dans un moment souvent éprouvant.

Dans les couloirs de l’établissement, où se mêlent inquiétude, fatigue et longues attentes, des kits alimentaires ont été distribués aux accompagnateurs de patients. Un geste simple, mais essentiel pour des familles confrontées aux charges financières et émotionnelles liées à l’hospitalisation d’un proche, particulièrement en période de jeûne. Pour de nombreux bénéficiaires, cette initiative dépasse largement l’aide matérielle. Elle incarne une attention humaine précieuse envers des personnes parfois invisibles dans le quotidien hospitalier. « Rester à l’hôpital pendant le Ramadan sans moyens est très difficile. Ce soutien nous redonne de la force », confie une accompagnatrice visiblement émue. À l’origine de cette action, le président de l’association, Ousmane Thioune, souligne que le choix d’intervenir à l’hôpital relève d’une conviction profonde. Selon lui, le Ramadan doit être un moment d’empathie active envers les plus vulnérables, notamment ceux confrontés à la maladie.

« La solidarité prend tout son sens lorsqu’elle rejoint ceux qui traversent l’épreuve. Nous voulons offrir un peu de chaleur humaine aux malades et à leurs familles », a-t-il déclaré, réaffirmant la volonté de l’association de pérenniser ce type d’actions sociales à Kaolack. À travers cette initiative, Saloum Rapatak rappelle que le Ramadan ne se limite pas au jeûne. Il s’affirme aussi comme un temps d’engagement citoyen et de partage, où chaque geste de solidarité devient une source d’espoir pour les personnes fragilisées.

