À l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, la coopérative de la Maison de la Femme de Tambacounda a choisi cette année de privilégier une approche sobre et symbolique. Cette structure, qui fédère plus de 47 Groupements d’Intérêt Économique (GIE), entend mettre l’accent sur la réflexion, le partage d’expériences et la valorisation du travail des femmes plutôt que sur de grandes festivités.
La Maison de la Femme de Tambacounda, réalisée et entièrement équipée dans le cadre du programme Promoville, représente un investissement de 212 millions de francs CFA. Cette infrastructure constitue aujourd’hui un espace de formation, de production et de structuration des activités économiques des femmes de la région.
Tacko Sall, présidente de la coopérative de la Maison de la Femme, a salué les avancées enregistrées tout en plaidant pour un accompagnement renforcé des femmes entrepreneures.
Selon elle, les membres de la coopérative ont surtout besoin de davantage de formations techniques et de renforcement de capacités afin d’améliorer la transformation et la commercialisation de leurs produits.
Les femmes ont également formulé un plaidoyer en faveur d’une réduction des taxes appliquées au “bouye” (pain de singe), produit issu du fruit du Baobab, très prisé dans la transformation agroalimentaire locale. Elles estiment que l’allègement de ces charges fiscales permettrait de stimuler la production, d’augmenter leurs revenus et de renforcer l’autonomisation économique des femmes de Tambacounda.
À travers cette démarche, la coopérative souhaite inscrire la célébration de la Journée internationale des droits des femmes dans une dynamique de plaidoyer et de développement économique durable au profit des femmes de la région.
Moussa Oumar Gueye
