Le gouvernement sénégalais a décidé d’accélérer la finalisation de la partie réglementaire du Code de la route, notamment les décrets d’application de la loi adoptée en 2022 et toujours en attente.

Lors d’un atelier consacré à cette réforme, présidé par le ministre des Transports terrestres et aériens, Yankoba Diémé, les autorités ont fixé un objectif clair : adopter l’ensemble des textes réglementaires d’ici le premier semestre 2026 afin de renforcer la sécurité routière sur l’ensemble du territoire.
Le projet de réforme prévoit plusieurs innovations majeures. Parmi elles figure l’instauration d’un permis à points, destiné à responsabiliser davantage les conducteurs et à sanctionner plus efficacement les infractions au Code de la route.

Le dispositif prévoit également de rendre obligatoire la formation dans les auto-écoles et de moderniser les examens du permis de conduire, afin d’améliorer le niveau de formation des conducteurs.
Dans la même dynamique, les autorités souhaitent intégrer davantage les technologies numériques dans la gestion du secteur, notamment pour le contrôle technique des véhicules et le paiement des amendes.

Autre mesure envisagée : la création d’une police spécialisée de la circulation routière, inspirée du modèle ivoirien. Cette unité aurait pour mission de veiller au respect strict des règles de circulation sur l’ensemble du réseau routier, y compris les autoroutes et le système de Bus Rapid Transit (BRT).
Ces réformes s’inscrivent dans la mise en œuvre de l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050, qui ambitionne de moderniser le secteur des transports tout en réduisant significativement l’insécurité routière dans le pays.
