Une nouvelle controverse agite l’espace public sénégalais après des révélations du journaliste Madiambal Diagne publiées sur la plateforme X. Ce dernier revient sur l’affaire de la supposée « dette cachée » évoquée récemment par le Financial Times, en apportant des éléments qu’il présente comme issus d’échanges écrits confidentiels.

Selon ses déclarations, l’opération controversée de swap financier aurait été financée par Khaldoon Al Mubarak, homme d’affaires émirati et président du club Manchester City. Le journaliste affirme que ce montage aurait impliqué des engagements majeurs de la part des autorités sénégalaises.
Parmi les allégations avancées, Ousmane Sonko aurait proposé un accord global estimé à 7,75 milliards de dollars, couvrant plusieurs projets structurants :
- 2 milliards de dollars pour des programmes de logements,
- 1,5 milliard pour une raffinerie d’or,
- 1,75 milliard pour des infrastructures à Diamniadio,
- 1 milliard pour des projets urbains dans le cadre de Promovilles,
- et 1,5 milliard liés aux secteurs du pétrole et du gaz.

Toujours selon ces révélations, des ressources naturelles stratégiques du Sénégal, notamment le pétrole et le gaz, auraient été mises en garantie dans ce cadre. Il est également évoqué l’attribution de vastes terres à Mbour pour la construction d’un centre sportif.
Ces accusations, qui n’ont à ce stade fait l’objet d’aucune confirmation officielle, ravivent le débat sur la transparence dans la gestion des finances publiques et des partenariats stratégiques. Elles interviennent dans un contexte déjà tendu, marqué par les interrogations suscitées par l’article du Financial Times sur des mécanismes de financement jugés « opaques ».
