Le Ministère de la Justice a organisé, mardi, une Conférence nationale de haut niveau, présidée par Madame le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Yassine Fall.

Placée sous le thème : « Contrôle de la détention et promotion du recours aux alternatives à l’incarcération et aux modes d’aménagement des peines », cette rencontre a réuni une cinquantaine de participants issus des juridictions de Dakar et de l’intérieur du pays. Ont pris part aux travaux des magistrats du siège et du parquet, des juges d’instruction, des juges de l’application des peines, des avocats, ainsi que des représentants d’institutions et d’organisations de la société civile, notamment l’ONLPL, le CNDH, la Médiature de la République et l’Ordre des médecins.
Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de réformes impulsée par le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, et le Premier ministre, Ousmane Sonko. Elle fait également suite aux visites de terrain effectuées par la Ministre dans plusieurs établissements pénitentiaires, notamment les prisons de Rebeuss, la Maison d’arrêt et de correction de Saint-Louis, la Maison d’arrêt pour femmes de Liberté VI et la Maison d’arrêt et de correction de Mbour.

Les travaux ont permis de dresser un état des lieux approfondi de la surpopulation carcérale et de mettre en exergue la nécessité de renforcer le recours aux mécanismes alternatifs à l’incarcération, tels que la liberté conditionnelle, la semi-liberté, le bracelet électronique et le travail d’intérêt général. Ils ont également favorisé une réflexion collective sur l’amélioration des pratiques en matière de détention provisoire.
À l’issue des échanges, plusieurs recommandations structurantes ont été formulées, notamment :
— le renforcement des effectifs des cabinets d’instruction au niveau des tribunaux de grande instance les plus en tension ;
— l’incitation des procureurs à requérir davantage des mesures alternatives à l’incarcération ;
— l’encouragement des juges à recourir plus systématiquement aux aménagements de peines ;
— la promotion du recours à l’amende pour les infractions mineures.
À travers cette concertation, le Ministère de la Justice réaffirme sa volonté de promouvoir une justice plus humaine, plus efficace et davantage respectueuse des droits fondamentaux.


