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Economie : « La filière anacarde a largement contribué à faire du port de Ziguinchor un hub important. », (Demba Diémé)

Le port de Ziguinchor, véritable porte d’entrée économique de la Casamance, se trouve au cœur des préoccupations des acteurs économiques locaux, notamment ceux de la filière anacarde. Cette dernière, pilier de l’économie régionale, est portée entre autres par l’Interprofession Kajou et le Cadre unitaire régional de concertation de la filière, dirigé par Demba Diémé.

À l’issue d’une rencontre jugée fructueuse avec le Directeur général du Port autonome de Dakar, consacrée à l’avenir du port de Ziguinchor, le président du cadre unitaire a exprimé sa satisfaction. Cette réunion a permis de mettre en lumière les enjeux liés au fonctionnement du port, en soulignant à la fois ses potentialités et les difficultés rencontrées.

« Nous avons eu des échanges approfondis et constaté qu’il existe, en réalité, des solutions », a déclaré Demba Diémé. Selon lui, les contraintes ne sont pas insurmontables et relèvent souvent d’un déficit de transparence ou d’efficacité dans la gestion. Les opérateurs économiques locaux, en particulier ceux de la filière anacarde, souhaitent avant tout une gouvernance claire, inclusive et transparente, dans laquelle chaque acteur peut se reconnaître.

Historiquement géré par la Chambre de commerce, le port de Ziguinchor a connu des performances variables. Malgré les efforts consentis, certaines limites ont été relevées. Avec le transfert progressif de la gestion au Port autonome de Dakar, une nouvelle dynamique semble se dessiner.

Demba Diémé insiste sur la nécessité de clarifier les rôles et responsabilités des différents intervenants afin de garantir un environnement de travail serein. « Cette rencontre nous a beaucoup édifiés, et nous allons poursuivre les concertations », a-t-il affirmé, soulignant l’importance de maintenir le dialogue entre la Chambre de commerce, le Port autonome et les opérateurs économiques.

La filière anacarde constitue aujourd’hui le principal moteur économique du port de Ziguinchor et, plus largement, de la Casamance. Elle représente une source majeure de revenus et un levier de développement pour plusieurs régions, notamment Kolda et Sédhiou.

« La filière anacarde a largement contribué à faire du port de Ziguinchor un hub important. Les opérateurs ont consenti d’importants sacrifices », a rappelé Demba Diémé, évoquant les difficultés rencontrées par les acteurs contraints, par le passé, de transiter par la Gambie faute d’infrastructures adéquates.

La volonté affichée par l’État du Sénégal et ses partenaires est désormais de hisser le port de Ziguinchor au rang de plateforme compétitive, capable de répondre aux besoins des populations et des opérateurs économiques. Cette ambition est partagée par les acteurs de la filière, qui voient dans les récentes concertations un signal fort pour l’avenir.

Pour le président du cadre unitaire, l’enjeu majeur reste l’instauration d’une gestion efficiente, participative et transparente. Une telle approche est essentielle pour renforcer la confiance, améliorer la gouvernance et favoriser un développement durable.

Le port de Ziguinchor apparaît ainsi comme un levier stratégique du développement territorial, générateur d’emplois et d’opportunités. « Aujourd’hui, tout le monde s’accorde à dire que le port de Ziguinchor est le port de la Casamance », a-t-il insisté.

À quelques semaines du démarrage de la campagne d’exportation de la noix de cajou, les perspectives sont jugées encourageantes. La mobilisation des acteurs, tant au niveau régional que national, ainsi que l’expérience de la Chambre de commerce et l’implication du Port autonome de Dakar, constituent des atouts majeurs. Dans cette dynamique, Demba Diémé réaffirme son engagement : « Nous avons bon espoir qu’à travers ces concertations, nous pourrons développer ce port au bénéfice des populations et des opérateurs économiques. »

Cette rencontre marque ainsi un tournant dans la gouvernance du port de Ziguinchor. Entre dialogue, transparence et collaboration, les bases d’une transformation durable semblent désormais posées.

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