La première édition du Forum Économique sur la Promotion des Investissements et de la Compétitivité Économique (PRICE 2026) s’est imposée comme un cadre stratégique de réflexion sur les perspectives de transformation du Sénégal à l’horizon 2050. Présidée par des autorités de premier plan, notamment le Ministre d’État Al Aminou Lo et l’Ambassadeur Baye Moctar Diop, cette rencontre a réuni décideurs publics, investisseurs et partenaires techniques autour des enjeux structurants du développement national.

Intervenant lors du panel dédié aux leviers de compétitivité, M. Bara Diouf, Délégué général de la Délégation générale à la Promotion des Pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose (DGPU), a porté une vision résolument réformatrice, fondée sur une reconfiguration profonde des approches traditionnelles de croissance.

D’emblée, il a souligné la nécessité de rompre avec un modèle de développement caractérisé par une concentration des performances économiques sur un nombre limité de territoires. À cet égard, il a plaidé pour une territorialisation assumée de la croissance, faisant des pôles urbains de véritables catalyseurs de compétitivité. Cette orientation implique une mutation des pratiques d’aménagement, passant d’une logique infrastructurelle à une approche systémique intégrant urbanisme, développement économique et mobilité.

Dans cette perspective, les territoires sont appelés à devenir des écosystèmes intégrés, capables d’offrir aux investisseurs, en particulier à la diaspora, un environnement lisible, sécurisé et propice à la création de valeur. L’expérience de Diamniadio a été citée comme illustration concrète de l’impact d’une planification stratégique cohérente sur l’attractivité des investissements.

Par ailleurs, M. Diouf a insisté sur l’importance d’une spécialisation économique différenciée des territoires. Chaque pôle est ainsi invité à capitaliser sur ses avantages comparatifs afin de structurer des filières à forte valeur ajoutée. À ce titre, il a mis en avant le potentiel des industries culturelles et créatives, appelant à une meilleure valorisation du capital culturel national. Le pôle du Lac Rose a été évoqué comme un laboratoire d’innovation territoriale, où tourisme, numérique et artisanat peuvent être articulés dans une logique de chaîne de valeur intégrée et génératrice d’emplois durables.
L’intégration de l’économie circulaire constitue également un axe majeur de cette stratégie. Présentée comme un levier de performance et non comme une contrainte, elle permet d’optimiser l’utilisation des ressources, de réduire les coûts et de répondre aux exigences croissantes des marchés internationaux en matière de durabilité.

En conclusion, devant un parterre d’acteurs économiques incluant notamment des représentants de l’ASPT, de Lagardère Travel Retail et de Casa Orascom, le Délégué général a redéfini le rôle de la DGPU. Celle-ci se positionne désormais comme un acteur structurant de la transformation territoriale, chargé d’orchestrer le passage d’un développement fragmenté à une croissance cohérente et inclusive. À travers cette vision, l’ambition affichée est de bâtir les fondements d’une souveraineté économique durable, au bénéfice de l’ensemble des territoires et des populations du Sénégal.
