À Kaolack, un différend foncier opposant riverains et artisans alimente une vive préoccupation dans plusieurs quartiers exposés aux inondations. En déplacement sur le site concerné, le maire Serigne Mboup, accompagné de services techniques de l’État dont la DESCOS, a pu mesurer l’ampleur de la situation.

Le litige porte sur une assiette foncière d’environ 7 hectares, localisée dans des zones reconnues comme des couloirs naturels d’évacuation des eaux pluviales, notamment dans les quartiers Abattoirs, Ndangane et Darou Salam. Des opérations de remblayage récemment constatées sur ces espaces ont suscité l’indignation des populations riveraines.
D’après plusieurs témoignages recueillis sur place, ce terrain aurait été attribué à des artisans avec l’appui d’anciennes autorités municipales, ainsi que du ministre Abdou Karim Fofana. Toutefois, des constructions à usage d’habitation y auraient été engagées, en contradiction avec la destination initiale du site.

Les habitants dénoncent une situation qu’ils jugent préoccupante, estimant que l’occupation de cette zone pourrait accentuer les risques d’inondation déjà récurrents et compromettre l’équilibre urbain des quartiers concernés. Ils rappellent également l’existence de dispositions réglementaires interdisant toute construction dans les zones inondables.
Face à la montée des tensions, l’autorité municipale appelle au calme et à la responsabilité. Le maire a réaffirmé la volonté de la commune de privilégier une approche concertée, visant à concilier la sécurité des populations et le respect des droits des différentes parties. Une réunion de concertation est ainsi annoncée à la mairie, en présence des riverains, des artisans et des services compétents.

De leur côté, les artisans concernés se disent disposés au dialogue. Ils affirment être en possession de documents administratifs attestant de la régularité de l’attribution du site et plaident pour une issue négociée.
Dans l’attente des conclusions de ce processus, les autorités locales réitèrent leur engagement à prévenir les risques liés aux inondations et à garantir une gestion du foncier conforme aux impératifs de sécurité environnementale et d’aménagement urbain durable.
