Le Sénégal confirme ses ambitions de modèle africain en matière de gouvernance des ressources extractives. Le Président de la République a reçu, ce jeudi 7 mai 2026 au Palais, le Comité national de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE), venu lui présenter les résultats de la troisième validation du pays selon la Norme ITIE 2023.

Avec un score de 89 points sur 100 et la mention « Très Bon », le Sénégal consolide sa position parmi les références internationales en matière de transparence et de redevabilité dans la gestion des ressources minières, pétrolières et gazières. Cette performance intervient dans un contexte particulier, marqué par les premiers revenus issus de l’exploitation du pétrole de Sangomar et du gaz naturel du projet GTA.

Face aux membres du Comité national ITIE, le Chef de l’État a salué les progrès réalisés tout en rappelant que la transparence ne peut se limiter à des indicateurs techniques ou à une reconnaissance internationale. Selon lui, la bonne gouvernance des ressources naturelles doit produire des effets tangibles sur les conditions de vie des populations.
Le Président de la République a ainsi insisté sur plusieurs priorités stratégiques : l’effectivité des transferts vers les collectivités territoriales, le suivi rigoureux des titres miniers et pétroliers, l’achèvement du registre des bénéficiaires effectifs ainsi que la publication régulière de données accessibles et fiables sur le secteur extractif.

Il a également appelé à un renforcement des capacités analytiques du Comité national ITIE afin de mieux accompagner l’État dans le suivi des revenus extractifs et l’évaluation de leur impact économique et social.
Pour les autorités, les ressources issues du sous-sol doivent avant tout servir à renforcer la cohésion nationale, réduire les inégalités sociales et consolider la souveraineté économique du pays.

Si le score de 89/100 marque une étape importante dans l’évolution du Sénégal au sein de l’ITIE, le pouvoir exécutif estime qu’il ne s’agit pas d’un aboutissement, mais d’une base devant permettre de garantir, sur le long terme, une gestion irréprochable et utile des ressources naturelles au bénéfice des populations.
