Dans une prise de parole publique, Samba Tamba, président du Mouvement des valeurs et des principes, a tenu à attirer l’attention des Ziguinchorois sur des faits qu’il juge graves au sein de certaines institutions locales, notamment la perception municipale, la Section de recherches et le parquet de Ziguinchor.

Selon M. Tamba, sa plainte initiale concernant la gestion de l’ancien receveur-percepteur municipal, Sérigne Morbeil Sissé Diara, ainsi que de son surveillant comptable, porte sur des malversations présumées à la perception municipale. « J’ai remis des preuves tangibles au commandant El Hadjoub avant que le dossier ne soit confié à son agent Mariko », explique-t-il.
Toutefois, il déplore l’attitude des autorités judiciaires qui l’ont convoqué comme témoin dans une autre affaire portant sur 30 millions de FCFA. Une situation qui, selon lui, entretient la confusion dans le traitement du dossier qu’il dit avoir lui-même initié.

Ce mardi matin, Samba Tamba affirme avoir également été convoqué à la gendarmerie, une démarche qu’il qualifie d’« intimidation sans raison ». « Je suis contribuable et citoyen de Ziguinchor. J’ai le droit de porter plainte lorsque je constate des actes graves dans nos institutions. Je n’ai pas peur des menaces ni des intimidations. Je continuerai à dénoncer ces pratiques à la mairie et à la perception municipale », déclare-t-il.
Par ailleurs, le président du mouvement dit avoir été la cible d’attaques, notamment de la part de membres du parti PASTEF, à la suite de ses révélations. Il indique avoir déposé plainte contre Bassirou Coly et Aïda Bodian pour tentative d’intimidation, après la diffusion de messages audios le concernant. Selon lui, cette affaire a finalement été réglée à l’amiable au bureau du procureur.

Samba Tamba insiste sur la nécessité pour la justice de prendre ses responsabilités afin de faire toute la lumière sur les malversations qu’il dénonce depuis plusieurs années, notamment au sein du service de l’état civil. « Depuis 2018, certaines situations d’exécution montrent qu’il existe des pratiques frauduleuses visant à soutirer de l’argent à la mairie », affirme-t-il, regrettant également l’absence de vérifications trimestrielles qu’il juge indispensables.
Interrogé sur les récentes sanctions ayant conduit à la démission de certains responsables, Samba Tamba estime que les faits lui donnent aujourd’hui raison. « Un juge était venu à la mairie il y a deux ans et avait affirmé qu’il n’y avait rien à signaler à l’état civil. Aujourd’hui, la réalité prouve le contraire », soutient-il.
Face à ce climat tendu, Samba Tamba appelle le juge d’instruction à accélérer le traitement du dossier. « Cela fait un an que nous attendons des réponses. Nous ne reculerons pas. Celui qui s’agenouille devant Dieu n’a pas peur de se tenir debout devant quiconque », conclut-il.
Cette affaire relance le débat sur la gestion transparente des institutions locales à Ziguinchor et suscite de fortes attentes au sein de la population, désireuse de voir toute la lumière faite sur ces accusations.
