L’Alternative pour la Relève Citoyenne (ARC) est montée au créneau pour dénoncer ce qu’elle qualifie de « tentative de braquage institutionnel » autour d’un éventuel retour d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale. Dans un document signé par l’honorable députée Anta Babacar, le mouvement estime qu’une telle démarche serait contraire à la Constitution, au règlement intérieur de l’Assemblée nationale ainsi qu’au Code électoral.

Selon l’ARC, l’article 54 de la Constitution établit clairement l’incompatibilité entre les fonctions de membre du Gouvernement et le mandat parlementaire. Le mouvement rappelle également que l’ancien règlement intérieur de l’Assemblée nationale ainsi que le Code électoral imposent au député concerné de mettre fin à cette incompatibilité dans un délai de huit jours, sous peine de démission d’office.
Dans son argumentaire, l’ARC souligne qu’en décembre 2024, Ousmane Sonko était déjà Premier ministre lorsqu’il a été élu député. Dès lors, il aurait été contraint de choisir entre ses fonctions à la Primature et son mandat parlementaire. « Il a choisi de rester Premier ministre », soutient le texte, ajoutant qu’il n’aurait donc jamais été effectivement installé comme député de la 15e législature.
Le mouvement considère par ailleurs que les réformes introduites en 2025 ne peuvent être appliquées rétroactivement pour justifier une réintégration à l’Assemblée nationale. Une telle interprétation serait, selon l’ARC, contraire au principe de sécurité juridique.
Au-delà du débat juridique, l’organisation politique alerte sur ce qu’elle décrit comme une « dérive institutionnelle préoccupante », évoquant des procédures accélérées, des convocations jugées précipitées et des décisions prises dans des conditions controversées.
L’ARC appelle enfin les Sénégalais à la vigilance afin de préserver l’État de droit et d’éviter, selon elle, des « blocages institutionnels graves » susceptibles de fragiliser la démocratie sénégalaise.
