À l’occasion du centenaire de l’ancien président Abdoulaye Wade, Idrissa Seck a rendu un vibrant hommage à celui qu’il considère à la fois comme un mentor, un père spirituel et un homme d’État d’exception.

Dans un texte empreint d’émotion et d’admiration, l’ancien Premier ministre revient sur la trajectoire hors norme de celui qui fut l’artisan de la première alternance démocratique du Sénégal en 2000. Dès les premières lignes, Idrissa Seck convoque un adage populaire lié à « Ndiack », auquel Abdoulaye Wade disait lui-même appartenir, pour souligner le caractère singulier du destin de l’ancien chef de l’État.
L’ancien maire de Thiès évoque également les liens spirituels qui ont accompagné le parcours de Wade, notamment son attachement à plusieurs figures religieuses mourides, parmi lesquelles Serigne Cheikh Mbacké Gaïndé Fatma, Serigne Fallou Mbacké, Serigne Abdou Khadre Mbacké et Serigne Saliou Mbacké.
Au-delà de l’homme politique, Idrissa Seck dresse le portrait d’un intellectuel brillant au parcours exceptionnel. Docteur et agrégé en droit, ancien doyen de faculté, membre de l’Académie internationale de droit comparé, Abdoulaye Wade a mené simultanément une carrière universitaire, politique et diplomatique rare sur le continent africain.
L’hommage revient également sur les grands combats de l’opposant historique : la défense du FLN algérien face à la France, celle de Mamadou Dia, mais aussi les nombreuses épreuves politiques traversées durant les décennies d’opposition au régime socialiste. Idrissa Seck rappelle notamment les procès, arrestations et accusations auxquels Wade fit face sans jamais renoncer à sa stratégie de conquête démocratique du pouvoir.
« Ne jamais enjamber des cadavres pour entrer au palais », écrit-il, résumant ainsi la philosophie politique de celui qui dut attendre sa cinquième candidature avant d’accéder à la magistrature suprême.
Le texte met aussi en lumière l’héritage du président Wade à la tête du Sénégal et du continent africain. Médiateur dans plusieurs crises africaines, initiateur du Plan Omega devenu le NEPAD, promoteur du Monument de la Renaissance africaine, de la Grande Muraille Verte, du Grand Théâtre national et du Musée des Civilisations noires, Abdoulaye Wade apparaît sous la plume d’Idrissa Seck comme un bâtisseur animé par une vision panafricaine.
L’ancien Premier ministre rappelle également l’intérêt personnel de Wade pour la culture, la musique et l’écriture, sans oublier son humour légendaire et sa vivacité d’esprit.
En conclusion, Idrissa Seck dit vouloir retenir, en ce 29 mai 2026, l’image d’un « professeur, mentor, père et ami », avant d’adresser un message simple mais solennel à l’ancien président : « Joyeux anniversaire, Maître ! »
