Réunis ce dimanche à Dakar Arena pour un congrès d’envergure, les militants du parti Ousmane Sonko ont assisté à une intervention à forte portée politique, marquée par un message de fidélité à la base, une défense de la cohésion interne et une réponse aux critiques sur la situation institutionnelle du pays.

Dès l’entame de son discours, le leader de PASTEF a tenu à rassurer ses partisans : « Je ne trahirai jamais les militants que vous êtes », a-t-il affirmé, présentant la base militante comme la principale force du parti. Il a salué l’engagement des militants, estimant que leur détermination suscite autant d’admiration que de crispations chez leurs adversaires politiques.
Insistant sur la diversité des profils au sein du parti, il a souligné que de nombreux militants disposent, selon lui, de compétences et de parcours remarquables. « Vous avez choisi de me faire confiance. Je suis donc votre serviteur », a-t-il déclaré, mettant en avant une posture de responsabilité et de loyauté politique.

Sur le plan des valeurs, le chef de l’exécutif a évoqué des principes personnels qu’il dit placer au cœur de son engagement : dignité, religion, éducation et refus de la trahison. Il a également marqué une distinction avec certaines pratiques du pouvoir qu’il critique, affirmant ne pas adopter une posture de supériorité une fois au sommet de l’État.
Abordant les tensions internes ayant traversé sa formation politique ces derniers mois, Ousmane Sonko a assuré avoir anticipé certaines divergences et appelé à une clarification en amont. Selon lui, cette étape est désormais dépassée : « Nous sommes sortis de la première phase de clarification », a-t-il déclaré, estimant que PASTEF en ressort renforcé.
Sur le plan politique national, il a rejeté l’idée d’une crise institutionnelle, dénonçant ce qu’il appelle des « marchands de crise », accusés de nourrir artificiellement des tensions entre les institutions. Sans les nommer, il a affirmé que certaines figures chercheraient à instrumentaliser ces perceptions pour créer un climat de confusion.
Le leader de PASTEF a également revendiqué les orientations actuelles de l’action gouvernementale, notamment dans les domaines de la lutte contre la corruption, de la justice, de la renégociation des contrats stratégiques et de la récupération des avoirs publics. Il a soutenu que ces chantiers ont été impulsés depuis la Primature et traduisent une rupture avec les anciennes pratiques.

Enfin, il a insisté sur la séparation des rôles institutionnels prévue par la Constitution, estimant que les incompréhensions actuelles ne traduisent pas une crise mais une configuration normale du pouvoir exécutif et législatif.
Clôturant son intervention sur une note de projection politique, Ousmane Sonko a affiché sa confiance dans l’avenir de son parti, estimant que PASTEF demeure une force dominante sur l’échiquier politique national.
