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Assemblée nationale : Ousmane Sonko clarifie la procédure de révision constitutionnelle et écarte tout conflit institutionnel

Pour sa première séance plénière en tant que président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko a apporté des précisions sur la procédure engagée autour de la proposition de loi portant révision de la Constitution, dans un contexte marqué par de nombreuses interrogations au sein de l’opinion.

Face aux députés, il a tenu à dissiper toute idée de tension institutionnelle entre l’Assemblée nationale et le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, affirmant qu’aucun conflit n’oppose les deux pouvoirs sur ce dossier. Il a indiqué que le chef de l’État a bien été saisi pour avis sur le texte, conformément aux usages républicains.

Toutefois, Ousmane Sonko a précisé que cette consultation ne saurait être assimilée à une obligation ni à un ultimatum. « Le président est libre de répondre ou de ne pas répondre. Sa réponse n’est pas obligatoire et, dans tous les cas, la procédure suivra son cours conformément aux règles en vigueur », a-t-il déclaré.

Le président de l’Assemblée nationale a rappelé que la Constitution encadre clairement les modalités de révision, en prévoyant deux voies d’initiative : l’Exécutif et le Législatif. « La même Constitution qui confère ce droit au président de la République l’accorde également aux députés », a-t-il souligné, rejetant toute interprétation visant à assimiler cette démarche à une atteinte aux prérogatives de l’exécutif.

Il a également détaillé les différentes étapes du processus parlementaire : examen en commission, adoption en séance plénière, puis transmission au chef de l’État. L’adoption du texte requiert une majorité absolue des députés, tandis que son approbation finale exige une majorité qualifiée des trois cinquièmes.

Ousmane Sonko a insisté sur le fait que l’Assemblée nationale agit dans le strict respect du cadre constitutionnel. « Nous n’avons usurpé aucune prérogative du président. Nous sommes dans la bonne voie et dans le respect de la Constitution », a-t-il affirmé.

Concernant la suite de la procédure, il a rappelé que le président de la République conserve la possibilité de soumettre le texte adopté au référendum. Il a toutefois précisé que le chef de l’État ne peut en modifier le contenu une fois celui-ci adopté par l’Assemblée.

Cette mise au point intervient dans un contexte de débats nourris autour de la réforme constitutionnelle, qui continue de susciter de nombreuses réactions au sein de la classe politique et de l’opinion publique.

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