Dans le village de Méwelle Peul, situé dans la commune de Yang-Yang, département de Linguère, une tragédie a plongé une famille et toute une communauté dans la consternation. C. Al. O. B., un éleveur âgé d’environ 46 ans, a été retrouvé sans vie, pendu à un arbre à la périphérie de la localité.

La découverte macabre a été faite par l’un de ses enfants qui, en se rendant dans les environs du village, est tombé sur le corps de son père avant d’alerter les proches. Un choc immense pour cette famille qui ne s’attendait pas à une telle issue.
Une activité économique qui tourne au drame
Selon les informations rapportées, l’éleveur aurait contracté un prêt bancaire de quatre millions de francs CFA afin de développer ses activités commerciales à l’approche de la Tabaski. Mais les opérations espérées n’auraient pas permis d’obtenir les bénéfices attendus.
Face aux échéances financières et à l’impossibilité de rembourser sa dette, l’homme aurait vécu une période de grande détresse psychologique. Une situation qui aurait conduit à ce geste irréversible.
Un dernier message empreint de résignation
Près du corps, les enquêteurs auraient retrouvé une note manuscrite en langue pulaar. Dans ce message, le défunt exprimait son pardon envers tous et demandait simplement des prières après sa disparition.
Ces derniers mots rappellent la profondeur de la souffrance intérieure que peuvent parfois cacher certaines personnes confrontées à des difficultés économiques, familiales ou sociales.
Une enquête ouverte
Les éléments de la brigade de gendarmerie territoriale de Yang-Yang, accompagnés de l’infirmier-chef du poste de santé local et des sapeurs-pompiers, se sont rendus sur place pour les constatations d’usage.
La dépouille a été transférée à la morgue du centre de santé de Dahra. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de ce drame.
Au-delà du fait divers, cette disparition soulève une nouvelle fois la question du poids de l’endettement, de la vulnérabilité des acteurs du monde rural et de la nécessité de renforcer les mécanismes d’accompagnement social et psychologique pour les personnes en situation de crise.
Par imam chroniqueur
Babacar Diop
