L’Association des Élèves et Étudiants Ressortissants de Kédougou (AEERK), par la voix de son président, Fodé Danfakha, lance un appel pressant aux sociétés minières opérant dans la région afin qu’elles accordent une plus grande place aux jeunes diplômés locaux dans leurs politiques de recrutement.

Dans une déclaration, l’association estime que les arguments autrefois avancés sur le manque de qualification des jeunes de Kédougou ne sont plus d’actualité. Selon l’AEERK, la région compte désormais de nombreux diplômés et techniciens qualifiés dans plusieurs domaines, notamment les mines, la géologie, le QHSE, la maintenance industrielle, l’électricité, la mécanique, l’environnement, la gestion, les ressources humaines et l’informatique.
Malgré ces compétences, l’organisation déplore que les recrutements et les offres de stages profitent très peu aux jeunes de la région. Une situation qui, selon elle, nourrit un profond sentiment d’injustice et d’incompréhension au sein de la jeunesse locale.
L’AEERK invite ainsi les sociétés minières à apporter des réponses claires sur les obstacles qui empêchent l’intégration des diplômés de Kédougou, les raisons de la faible représentation des jeunes locaux dans les recrutements et les mesures concrètes envisagées pour renforcer leur employabilité.
Tout en réaffirmant son attachement au dialogue et à la concertation, l’association prévient que la patience de la jeunesse a des limites. À défaut d’avancées significatives, elle indique se réserver le droit d’engager, dans le respect des lois de la République, des actions de mobilisation afin de faire entendre les préoccupations des étudiants et diplômés de la région.
Pour l’AEERK, la région de Kédougou ne doit pas uniquement être une terre d’exploitation minière, mais également un territoire où ses fils et ses filles bénéficient pleinement des opportunités d’emploi et de développement offertes par les projets miniers.
Fily Cissokho
